Des notes en tout genre...

Lara et Jude Aston : la nouvelle scène de Dijon...

par Cerise Pouillart | dijOnscOpe | dim 27 sep 09 | 12:39

Deux jeunes artistes à part, avec un monde plein de poésie, de doutes et de jolies mélodies, ont envahis le bar "Le Lounge" jeudi 24 septembre. De ce concert intimiste entre Lara Grand et Jude Aston, qui sortiront très prochainement leurs premiers albums, dijOnscOpe a ramené quelques notes...

Session acoustique jeudi soir pour Jude Aston. Lui seul et sa guitare, sur la petite scène du Lounge. Ses propres compositions rythmées au son de son instrument et quelques reprises, comme James Blunt et Damien Saez, qui lui vont parfaitement. Puis Lara Grand, son piano et sa voix angélique. Ses compositions jazzy avec des textes qui sentent parfois le vécu, dans lesquels chacun se retrouve...

Quand est-ce que le déclic de la musique s'est déclenché pour vous?

Jude Aston : "C'est assez vieux, je n'ai pas de dates précises. Je ne sais pas comment c'est venu mais petit, j'étais avec les 45 tours de papa-maman, avec des choses sixities comme les Floyd, Les Beatles, Les Rolling Stones, les grands classiques. Après, j'ai commencé à écrire très tôt, quand on fait de la poésie en CM2. Moi j'adorais ça, c'était extra ! J'ai eu ma guitare à l'âge de 13 ou 14 ans. Et j'ai ensuite voulu aller plus loin avec mes textes.

Lara Grand : Moi, je chantais "Le monde est stone" à 4 ans à la crèche, parce qu'à la maison, on écoutait Starmania. J'ai commencé les cours de piano à 6 ans car mes parents se sont dit : "Il faut qu'elle s'épanouisse, la musique c'est important..." Et j'ai arrêté à 12 ans ; je ne supportais plus, je ne voulais pas me couper les ongles pour mieux jouer ! Mais ma mère a voulu que je continue ; j'ai ensuite changé de prof et c'est elle qui m'a redonné le goût de la musique. Du coup, je me suis mise à écrire et c'est parti comme ça.

Vos influences musicales, vos modèles de réussite ?

Jude : J'écoute plein plein de choses donc c'est très varié ! Au niveau des textes, j'admire beaucoup Zazie : je peux mettre ses albums en boucle et écrire en l'écoutant. Au niveau de tout ce qui est arrangement musical, je suis plutôt rock anglais et toutes les nouvelles générations de rock comme les Artic Monkeys, Franz Ferdinand... tout ceux qui nous redonnent un peu le goût du rock.

Lara : Moi aussi j'écoute plein de choses. Lorsque j'étais petite, ma famille aimait les chansons française. Aujourd'hui, je continue dans ce sens mais avec la nouvelle générations comme Pauline Croze ou Zazie. Sinon, j'aime bien les trucs un peu jazzy comme ceux que j'ai repris ce soir : Duffy, Norah Jones, Corrine Bailey, je les admire. J'aimerai bien avoir "une voix de noir" : je me vois plus Américaine avec un vrai timbre jazz, mais voilà, je fait avec ce que j'ai !

Votre ambition est de pouvoir vivre de votre musique ?

Jude : Je n'ai pas envie de dire que c'est une ambition, parce que si c'est une ambition, ça devient un projet professionnel et donc du travail. Pour moi, la musique n'est pas un travail. C'est mon rêve.

Lara : Moi je suis entourée d'une famille qui pense que la musique n'est pas un métier ! Même si ma mère me soutient, c'est vrai. On m'a beaucoup mis dans la tête qu'il fallait faire des études et avoir un métier stable donc pour l'instant, j'essaye de jongler entre les deux. Je n'ai pas encore fait de choix ; pour l'instant, j'imagine plutôt une vie rangée car je suis assez terre à terre mais jamais, jamais, je dirai non à une opportunité musicale.

Que pensez-vous de la loi Hadopi ? Contre le piratage de la musique?

Jude : Je ne télécharge pas de musique illégalement. Je n'ai déjà pas une connexion internet qui me le permet il faut dire ! Et je me suis dit : "est-ce que ça te plairait qu'on te le fasse à toi ?" Donc je suis pour la protection des musiques car ce métier est difficile. Mes chansons sont mes bébés : me les faire voler ne me plairait pas.

Lara : J'achète sur Itunes Store maintenant. Parce que télécharger, je trouve ça long et pas pratique. Je vais moins à la Fnac qu'avant, écouter les Cds tout ça... Avant je tenais beaucoup aux pochettes, aux paroles, mais maintenant beaucoup moins. J'écoute aussi beaucoup sur Deezer pour avoir vraiment des chansons qui tournent et changer de style. Je ne télécharge pas non plus parce que je n'aimerais pas qu'on me le fasse. Mais je comprends aussi. Les gens qui aiment la musique et qui veulent toujours en avoir plus, qui n'ont pas forcément les moyens, difficile pour eux d'acheter l'album à chaque fois. Donc je comprend que le piratage grandisse, c'est évident. On peut pas faire grand chose contre ça je pense.

Pour vous, c'est quoi être artiste à Dijon ? Existe-t-il des bon plans, une ambiance entre les artistes ?

Jude : On a pas forcement une ambition dijonnaise même si cette ville est importante car on y a grandi. Je me rend compte que je connais assez mal certains endroits. En mai dernier, on a fait un concert au bistrot de la scène et on y retourne en janvier. Globalement, Dijon est une ville où tout le monde se connait...

Lara : Au niveau des artistes, certains sont beaucoup plus installés comme Daniel Fernandez, Dorothée Daniel, Jamait...

Jude : Je pense qu'on peut se faire une place ici, mais en connaissant les gens et s'en trop se prendre la tête...

Comment s'est faite votre rencontre ? Vous n'avez pas vraiment le même genre de musique... Coup de cœur artistique ? Amitié ?

Lara : Nous étions dans le même lycée, qui organisait des soirées au profit de l'Unicef, chacun montrait ce qu'il savait faire aux autres : danse, musique, gym, etc.  Juste avant le concert, j'étais hyper stressée ; je regarde Julien, que je ne connaissais pas, qui me dit «  Ne t'inquiète pas, ça va aller. Je suis dans la même situation que toi ! Je t'ai entendue jouer tout à l'heure, c'était super.» Par la suite, on s'est retrouvé dans la même classe, complices, au grand malheur des profs! Et nous avons refait le même concert l'année suivante.

Jude : On avait eu le temps de bien discuter sur nos musiques, nos compositions entre temps.

Lara : Et moi je connaissais déjà Raphaël, le producteur de L.I.A Production*, et je lui ai fait rencontrer Jude.

Jude :  Elle m'a emmené là-bas et Raphaël m'a dit :"Vas-y, présente-toi, dit-moi qui tu es, ce que tu veux faire..." Et moi j'ai sorti ma guitare et je lui est joué "A mes yeux". C'est parti directement en studio : la première chanson a été enregistrée le premier jour où on s'est vu.

Lara : Raphaël, c'est ça. Il écoute, il a un coup de cœur et il dit : "on va faire un album". Donc quand tu rentres chez toi le soir, tu 'es complétement euphorique !

Vos prochains concerts ?

Lara : J'ai une soirée privée le 13 novembre au lycée Brognon (château de Brognon) pour le gazelle team 21, une soirée avec une association. Puis Triple Dose, le 23 Janvier, plateau de 3 artistes de Lia Production.

Jude : Il y aura Lara, moi et Thom Gerom, qui a un album un peu plus pop.

Lara : Et aussi Alexandra, qui fera deux chansons C'est la petite nouvelle, la petite dernière à avoir enregistré. 

Jude : Donc le 22 et 23 janvier, peut être le 21, au Bistrot de la scène, rue d'Auxonne à Dijon. Je jouerai avec les musiciens de Rock Story, le spectacle rock de L.I.A Production. Raphaël est guitariste, c'est lui qui a fait toutes les guitares sur mon album. C'est un petit concert tremplin, un vrai concert important, avec une vrai scène.

Pour découvrir leur album: http://www.myspace.com/judeaston et http://www.myspace.com/laragrand

*Love Is All Production est une production dijonnaise, qui nous fait découvrir des nouveaux talents bourguignons depuis sa création comme Lara Grand, Jude Aston, Thom Gérom et Little Max (http://www.liaprod.com)

7 commentaires

Ju, 07 jan, 11:48 :

Vous pouvez désormais aider Jude Aston d'un seul clic. Son clip pour "Rester au Sol" (fait maison) est désormais en ligne sur mytaratata.com, le site des jeunes talents.

Plus la vidéo sera lu plus ses chances d'être repéré par les équipes de Taratata sont grandes.

http://www.mytaratata.com/Pages/JEUNES_TALENTS_page.aspx?sig=iLyROoafIxst

Xav., 28 sep 09, 14:25 :

Concernant mon commentaire supprimé.
Je ne voulais pas être insultant mais juste expliquer à Alex C. avec des termes imagés (peut être un peu trop) que le téléchargement illégal était synonyme de vol.
Maintenant, chacun est libre de mettre son travail gratuitement à disposition, mais là on est dans le monde du bénévolat.
Chacun est également libre de rejeter les bases de la société dans laquelle nous vivons, mais pour moi tout travail mérite salaire.
La promo peut se faire avec un nombre restreint de titres en écoute gratuite (mais non en téléchargement) ou avec de simples extraits.

Xav., 27 sep 09, 22:41 :

Article sympa.
Dommage qu'il soit bourré de fautes!

Xav., 27 sep 09, 22:40 :
Commentaire supprimé le lun 28 sep 09 | 06:33
Raison : Les propos injurieux ne sont pas autorisés sur dijOnscOpe. Merci de mesurer vos propos, surtout lorsque vous citez une personne ou une société.
anonyme, 27 sep 09, 21:57 :

Etranges vos commentaires pour un si petit article.

anonyme, 27 sep 09, 20:16 :

Excusez les erreurs d'un jeunes qui a une haute opinion de lui-même

Alex C., 27 sep 09, 19:12 :

L'opinion de Jude sur la loi hadopi me fait bien rire! A t-il seulement regardé que des enquêtes prouvent que les gens vont plus souvent voir des concert car ils ont téléchargé la musique sur internet? ou alors les majors lui ont il déjà labouré le cerveau?

C'est plutôt le CD a 15 ou 20€ qui est du vol!

Au passage, sur 20€ d'un CD, combien vont dans la poche des majors? 18? 19? Quel pourcentage touche réellement un artiste sur un CD?

Je suis moi même musicien, et je préfère me faire télécharger ma musique(et pourquoi pas la rentabiliser via la publicité sur son site), et que les gens viennent a mes concerts car ils apprécient et donc ne regrettent pas d'avoir payé leur place, plutôt que d'engraisser davantage des majors qui suintent déjà les dollars.

Sans méchanceté aucune, à bon entendeur.

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