Inspiré d'histoires vraies

"Julie et Julia" : bon appétit !

par Brigitte Bacheley | sam 26 sep 09 | 08:10

« Julie et Julia » est plus qu’une histoire de femmes aux fourneaux ! A près de cinquante ans de distance ces deux femmes ont bouleversé la façon de voir « le sexe dit faible » et la cuisine aux États-Unis, ce qui n’est pas une mince révolution !

Vive le "bouf bourguignon" !

On aimerait ici vous faire sentir les odeurs des plats préparés par cette femme dans les années 50, vous faire entendre la voix haut perchée du personnage de Meryl Streep et surtout son accent dans le film lorqu’elle termine son émission télévisée par un gracile : « Buone appétite ! » ou encore lorsqu’elle parle d’un de ses plats préférés : « le bouf bourguignon ». Hélas à Dijon, Quétigny ou Chalon, le film n’est pas en V.O. Cinquante plus tard, Julie Powell (Amy Adams dans le film), jeune femme de 30 ans qui se morfond, décide de reprendre ce livre incontournable et d'exécuter en une année ses 524 recettes, tout en relatant son expérience sur un blog.

Rencontre à Deauville avec la réalisatrice Nora Ephron et l’actrice Meryl Streep.

M.S. : « C’était très difficile d’incarner une femme connue qui a déjà vécu. Il faut plus d’attention. Julia, des millions de personnes l’ont connue devant leur téléviseur. Elle était « so much » avec sa joie de vivre en France avec son mari en poste pour son travail et la découverte de la cuisine française. C’était une responsabilité pour moi d’incarner une personne qui fait partie du patrimoine, une femme emblématique. Mais je me suis beaucoup amusée à incarner cette femme, c’était un bonheur d’avoir ce rôle. »

N.E. : « J’adore cuisiner et j’ai appris la cuisine avec ce livre. J’ai même fait le bœuf bourguignon comme toutes mes congénères. »

M.S.  : « Je ne suis pas une bonne cuisinière, même si je crois qu’après ce film, j’ai fait des progrès. Mon seul « chef-d’œuvre », c’est une tarte aux pommes, sans aucune recette et pour séduire mon futur mari. Elle était parfaite, avait un goût unique du destin. Je n’ai jamais pu la refaire de la même façon. »

N.E. : « C’était très difficile de filmer ce qu’on ne peut sentir, mais j’étais très excitée de relever le défi, d’avoir cette excuse de filmer la nourriture, car en tant que photographe, c’est ma grande spécialité, mais là rien ne bouge ! C’est un film à la fois sympathique et délicieux. C’est avant tout la vie qu’on sent dans la cuisine. C’est aussi le combat pour les femmes et la cuisine, la relation avec les hommes. À cette époque, c’était révolutionnaire, la femme son combat c’était d’ouvrir des boîtes de conserve. Ce que j’aime le plus ? Le filet de sole, mais je n’ai pas mangé autant que les acteurs, surtout quand on faisait au moins dix prises ! »

M.S.  : « Moi j’avais très envie de ce que mangeait mon mari dans le film (Stanley Tuccy) simplement du pain grillé avec des tomates dessus. »

Le film est tiré d’après les livres de « Julie & Julia » de Julie Powell et « My life in France » de Julia Child et Alex Prud’homme.
Scénario de la réalisatrice Nora Ephron.

Pour le voir :

À Dijon, à l’Olympia
Tous les jours à 14 h, 16h30, 19h, 21h30 et dimanche à 10h30.

À Quétigny, au Cap Vert
Tous les jours à 15h45 et 19h55 ; samedi et dimanche à 11h.

1 commentaire

Tizou, 01 oct 09, 17:41 :

Cette critique donne à la fois envie d'aller voir le film et de se mettre aux fourneaux...
Je partage tout à fait l'avis de votre journaliste qui déplore le manque de salles projetant en V.O.

Déposez un commentaire

.


Dans la même catégorie :

  • "Hôtel Woodstock" 03 oct 09, 08:58 | En compétition officielle au Festival de Cannes et à celui de Deauville en septembre, le film d'Ang Lee a été [...]
  • "Partir"... à la folie 19 sep 09, 08:44 | Certains vont dire : "Encore un classique ! Le mari, la femme, l’amant..." Oui mais là, c’est une femme, Catherine [...]
^ Haut de la page