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ven 03 sep 10
Etre ou ne pas être français - Jour 5
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Et si l’on débattait des droits humains plutôt que de l’identité nationale ? Pour Jean-Jacques, cela serait plus approprié. Comme un certain nombre d’êtres humains, ce Dijonnais est Citoyen du Monde. Pour lui, l’Homme se définit avant tout par son appartenance au genre humain. Dans cette même optique, Jean-Jacques milite dans de nombreuses associations et parle couramment l’espéranto, le langage universel de la paix...
« Ce qui compte c’est l’être humain »
"Pour moi, l’identité nationale n’est pas fondamentale ; ce qui compte, c’est l’être humain. C’est normal que chacun soit attaché à son pays mais le fait d’être un Citoyen du Monde me parait plus important. Je suis Français de parents Français, je tiens à ma terre natale mais je n’en fais pas quelque chose de fondamental. Le nationalisme et le patriotisme, on l’a vu au cours de l’histoire et on continue à le voir, conduisent souvent à des guerres. Selon moi, les raisons du débat sur l'identité nationale sont purement françaises : le gouvernement y voit un thème porteur. Il l’utilise pour attirer de nouveaux électeurs. J’ai une carte de Citoyen du Monde depuis plus de 20 ans ; ce mouvement a été créé après la deuxième guerre mondiale. Il est surtout symbolique.
Un langage pour la paix
Je parle aussi couramment l’Espéranto. J’ai appris cette langue en raison des idées qu’elle propageait. Cette conception d’une langue mondiale qui permettrait à chacun de se comprendre et d’échanger afin d’éviter des guerres m’a attiré. J’ai pris des cours d’espéranto en 1990 et maintenant j’en donne moi-même à Dijon. J’ai même quelques diplômes ! Chaque année, un congrès international réunit des milliers de personnes. Je suis allé à celui de Montpellier en 1998. Tout le monde parlait cette langue. C’est le langage le plus facile à comprendre et à apprendre. Il est bien plus simple que l’anglais. D’ailleurs je ne parle aucune autre langue.
Agir à son échelle
Hormis cela, je fais aussi partie de nombreuses associations humanitaires : Amnesty International, Artisans du Monde ou encore le Mouvement pour une Alternative Non-violente. Certaines choses dans le monde sont totalement inacceptables ! A mon humble échelle, j’essaye d’agir. J’aime me comparer à cette petite histoire racontée par l’écrivain Pierre Rabhi : alors qu’un incendie dévastait une forêt, un colibri faisait des allers-retours pour déposer avec son bec des gouttes d'eau sur les flammes. Le renard interpella l’oiseau : « Mais enfin ! Cela ne sert pas à grand-chose ce que tu fais ! ». Le colibri lui répondit : « Et bien moi, je fais ma part. » Comme le colibri, je fais ma part. Si tout le monde faisait de même, le monde irait peut-être mieux. La France se dit le pays des droits de l’homme mais parfois elle en est loin. L’expulsion d’une vingtaine de Géorgiens à Marsannay-la-Côte vers la Pologne cette semaine le montre bien [voir lien ci-dessous].
A quand un débat sur les droits humains ?
Ce sont les hommes politiques qui ont lancé le débat sur l’identité nationale qui mènent ces politiques migratoires. Un débat sur les droits humains me paraîtrait plus important. J’aimerais que le premier article de la constitution française stipule que les droits humains passent avant tout et notamment, avant les intérêts financiers. Il n’est pas interdit de rêver ; à certaines époques certaines choses qui nous paraissent normales aujourd’hui étaient alors utopiques..."
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7 commentaires
Derniers commentaires
Il est utile de rester ferme quant à l'usage des mots et aux distinctions les plus élémentaires.
Parler d'une identité humaine par opposition à l'identité national est un contre-sens absolu.
Par définition, nous sommes des êtres humains. C'est précisément le propre de cette essence de se manifester en cultures diverses, qui sont le produit des expériences des hommes confrontés, pour parler vite, au non-humain, à la nature, aux autres hommes, au problème de la séparation de l'humanité en deux sexes, à l'intérioté; au mystère de l'existence.
Autrement dit, l'identité humaine est toujours identité culturelle (si tant est que le terme d'identité soit ici bien compris et même tout simplement pertinent !).
Cette revendication d'une identité humaine n'est jamais qu'une formulation de la culture strictement occidentale récente. De l'Europe post-coloniale, mais toujours certaine d'incarner l'alpha et l'omega de l'expérience humaine. Ce n'est ni plus ni moins qu'une nouvelle idéologie coloniale, qu'on peut désigner sous le nom d'humanitarisme, qui sert surtout à légitimer l'impérialisme de certains pays, de certains groupes organisés, etc... !
Ne soyons pas naïfs. Ce discours ne vient pas de nulle part, et sert nécessairement quelques minorités !
Dans les faits, cette revendication est un luxe de peuple laissé de lui-même. Pourtant, seule la persistace des idéologies et structures nationales permet de la porter sur la place publique !
Toute civilisation est une accumulation. Elle est toujours une voie particulière, qui parfois réussit, mais échoue le plus souvent. La logique nationale, en Europe, est à l'origine de systèmes sociaux et d'enseignement, d'une stabilité réelle bien que relative également. D'autres peuples n'ont rien de cela: la question est pourquoi ? Décréter la citoyenneté mondiale ne changera rien à cet état de fait: il y avait des Universités en Europe au XIIIe siècle, pour des raisons de dynamique culturelle. Certains peuples n'en auront jamais vraiment, à notre échelle de temps.
"Citoyen mondial" est ensuite un oxymore, tout simplement parce que la citoyenneté est politique et qu'il n'y a pas d'Etat mondial, Etat qui ne serait probablement pas démocratique et socialement très violent (on le voit dans les projets modialistes actuels, de l'UE en passant par Attali, Bilderberg, ...).
Ca, c'est de l'idéologie pour mieux masquer la réalité, les structures de l'histoire également: il y actuellement de violentes oppositions, entre des puissances tout à fait concrètes. L'idéologie humanitariste vise ici à neutraliser les populations, afin qu'elles s'acculturent et perdent le sens du concret au profit d'un Abstrait insaisissable.
Quand vous perdez votre emploi à cause d'une délocalisaton, c'est l'Etat-Nation qui vous aide. Par contre, ce sont les promotteurs d'un Etat mondial qui vous mettent au chomage, eux qui ont le monde pour tribu.
Là -dessus, si vous vous prenez pour un citoyen du monde, qui vote pour des partis pro-délocalisation par exemple, tout en vous faisant impacter par la mondialisation; ils sont plus que contents: ils vous cognent et vous les remerciez.
Il est temps de comprendre que tout cela n'est qu'une mascarade qui se joue de la bienveillance des Européens.
slt je veux etre citoyen du monde comme toi je soutien ton action comment fait pour etre comme toi merci
On peut être français sans se sentir "supérieur" à qui que ce soit. Perdre les réflexes hérités de 1000 générations antérieures (la race, le sang, la nation, etc.) ne se fera pas en un jour - et pourtant combien c'est nécessaire au regard de l'actualité : menaces sur le climat, exploitation des richesses naturelles et des hommes de par le monde ( la fameuse "mondialisation" qui ne profite qu'aux riches!)
Il est clair que l'urgence n'est pas la définition de la "Nation française", mais d'un mode citoyen au niveau mondial !
J'ai voulu dire "Au-dessus de tout, il y a l'identité humaine. Ce qui se passe maintenant est précisément l'inverse :
"Au-dessous de tout, il y a l'identité humaine"
C'est curieux, mais je trouve dans ce débat sur l'identité nationale la même fausseté que dans le regard faux-jeton d'Éric Besson.
Il est évident que ça pue la manipulation à plein nez.
Oui, curieusement, quelques mois seulement avant des élections importantes.
C'est comme le vaccin contre la grippe A : foutre la trouille pour mieux manipuler l'opinion, pour détourner l'attention des citoyens de problèmes actuels et à venir, de scandales qui se suivent à un rythme accéléré.
Au-dessous de tout, il y a l'identité humaine. Celle qui est à l'opposé de doctrines de haine telles que le NATIONAL-socialisme. Celle qui nous différencie des bêtes sauvages.
Pourtant, ce ne sont pas les bêtes sauvages qui consacrent tant d'énergie et de moyens pour construire des armements, qui défilent au pas cadencé comme des jouets mécaniques remontés, incapables de penser par eux-mêmes et de désobéir à un ordre immonde...
Finalement, la vraie question ne serait-elle pas, plutôt :
"Fallait-il laisser à Pál Sarközy de Nagy-Bocsa, le père de Nicolas Sarkozy, la possibilité d'acquérir la nationalité française en 1944 ?"
Car son fils, pourtant né à Paris, n'a rien compris à la France. Il n'a vécu que dans des milieux hyper-aisés, loin du peuple français. Il casse le système social de ce pays, son régime de laïcité et de séparation de l'Église et de l'État. Admirateur béat des États-Unis, il favorise la colonisation de la France par les États-Unis et la Grande-Bretagne en bourrant d'anglais le crâne des enfants et des jeunes.
"Ne soyons plus anglais ni français ni allemands. Soyons européens. Ne soyons plus européens, soyons hommes. - Soyons l'humanité.
Il nous reste à abdiquer un dernier égoïsme : la patrie."
Victor Hugo — Choses vues
"On croit mourir pour la patrie, et on crève pour des combines de mercantis, prompts à engraisser, à travers tous les charniers, leurs dividendes."
Victor Margueritte —Debout les vivants ! (1932)
"Le pauvre défend sa patrie et le riche la vend."
Charles Péguy
"Je préfère ma famille à moi, ma patrie à ma famille et le genre humain à ma patrie."
Voltaire
Devrait-on conclure que Victor Hugo, Victor Margueritte, Charles Péguy et Voltaire étaient des mauvais Français ?
Merci en tous cas à Julie Philippe
OK, à ce moment là il ne faut pas rester en France. Le monde est grand, en Avril j'étais à CUBA et je reviens du SENEGAL.Je ne voudrais habiter dans aucun de ces pays(et l'on peut dire merci à nos ancêtres qui eux étaient bien moins cons )mais a priori il y a beaucoup d'intéressés; n'ayez pas peur, il faut y aller.
Moi aussi, je me sens citoyen du Monde
Une façon plus lapidaire de dire les choses : "ni race, ni couleur, ni nationalité, ni religion, et pas d'angélisme : il y a les cons ...et les autres."