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La place du théâtre est devenue en quelques années un haut lieu du kebab dijonnais ! Ils sont aujourd’hui quatre [...]
ven 03 sep 10
La présidentielle de 2012 en ligne de mire
D'après un sondage Viavoice paru dans le Parisien du lundi 16 novembre 2009, 61% des français déclarent "approuver" l'initiative de Vincent Peillon et de son rassemblement social, écologique et démocrate organisé samedi dernier à Dijon. Un soutien qui vire au plébiscite chez les sympathisants verts (78%) ou chez les socialistes (77%), qui montre que tout n'est pas perdu pour les porteurs d'une "matrice pour la gauche de demain". Au débat sur l'identité nationale, Peillon répond alors que celle-ci ne se définit pas par l'immigration mais par l'éducation...
Vers un contrat de gouvernement
"Je sais que c'est l'éducation qui vous intéresse, lance François Rebsamen à l'attention de la presse, et que vous reporterez l'esprit de rassemblement qui flotte à Dijon comme à Marseille". Les apparences sont parfois trompeuses, mais à Dijon samedi 14 novembre, la Gauche a aussi (et surtout) parlé d'éducation, essayant, tant bien que mal, de mettre de côté les interférences créées par le débat dans le débat. Mais l'offensive ne se fait pas attendre et, tous bords confondus, chacun en prend pour son grade, à commencer par la direction du parti socialiste.
"L'objectif de cette journée est de rassembler toutes les forces de gauche (...) et nos amis du MoDem", nous explique François Rebsamen. Sortant de son "laboratoire", notion dont il se défend, celui qui mène Dijon depuis 2008 avec une coalition PC, PS, Verts, MoDem, se demande simplement "pourquoi ce qui fonctionne dans une ville, une agglomération, une région ne fonctionnerait-il pas au niveau national ?". Outrage et provocation, c'est l'émoi rue Solférino, où l'on refuse pour le moment de suivre le schéma qui se dessine pourtant au niveau européen en prônant un rassemblement des gauches...
Qu'à cela ne tienne, Vincent Peillon lance donc ces rencontres, "qui ne seront pas les dernières", en utilisant le Sénateur-maire de Dijon comme porte-bonheur. Celui-ci se rappelle en effet que dans les années 87-90, on lui parlait "d'un fou qui pensait pouvoir gagner Dijon" ! Aujourd'hui, c'est chose faite et pour "gagner en 2012 (...), il faut mettre la société en mouvement" en abordant notamment ce qu'il appelle sa religion civile : l'éducation.
Une nécessaire réforme
Aujourd'hui, pour la première fois depuis 1905 (parait-il), un débat réunit politiques, syndicats, responsables d'associations, spécialistes et citoyens sur un air, non dissimulé, de futures campagnes. A quelques semaines des régionales, un portrait au vitriol de la présidence est dressée par les responsables des partis : "Sarkozy l'ignorant", "la France rétrograde et xénophobe"... Le ton est donné.
Selon les chiffres de l'Éducation Nationale, la France comptait en 2009, 12 548 593 élèves et apprentis. Second Budget de l'Etat avec 59,9 milliards d'euros (60,8 milliards en 2010), l'Éducation Nationale est un éternel chantier. La société française (État, collectivités, ménages) a dépensé en moyenne, en 2008, 5 460 € pour la scolarisation d'un élève de maternelle et 11 230 € pour un élève de lycée technologique.
A côté de cela, le système scolaire français est souvent considéré comme de mauvaise qualité et inégalitaire avec notamment 80% de réussite au bac mais 50% d'échec l'année d'après. 130 000 jeunes sortent aussi sans qualification du système scolaire et, d'après le ministère, en 2007-2008, on recensait 11 incidents graves pour 1 000 élèves. Autre constat : les élèves français ont 1 021 heures de cours par an (893 pour l'Angleterre et l'Allemagne), le tout réparti sur 140 jours (190 pour les anglais, 180 pour les finlandais).
5 ateliers ont donc été organisés samedi dernier pour le millier de participants autour des violences scolaires, de la continuité éducative, du temps à consacrer à l'éducation, de l'avenir du métier ou encore de l'adaptation de l'éducation à l'hétérogénéité.
Une campagne déjà lancée
Finalité de ces débats ? Une "alternance en 2012, qui repose sur un pilier républicain qu'est l'école", selon Aurélie Filippetti, député de Moselle. Marielle de Sarnez, Numéro 2 du MoDem, ne regrette pas l'absence de François Bayrou et voit dans ce mouvement "un moyen de faire cohabiter les courants politiques (...) pour additionner différentes cultures". A Marseille, elle souhaitait montrer "que ce qui nous rapproche est plus fort que ce qui nous oppose". Mission a priori accomplie, du moins pour cette première rencontre, les ténors ayant réussi à détacher 6 points.
Faisant "mine de rien" à propos de la venue de Ségolène Royal, Vincent Peillon a présenté les priorités qu'il souhaite porter dans le débat public comme la fondation d'un nouveau contrat entre la Nation et son école, la garantie d'efforts financiers conséquents, la refonte d'une certaine continuité éducative avec la création d'un service public de la petite enfance. Autre priorité : Rallonger d'au minimum 3 semaines l'année scolaire pour alléger les journées et valoriser les activités sportives ou culturelles.
Bref, un grand chantier, surtout quand on sait que de nombreux ministres y ont "laissé leur peau", mais qui n'a pas l'air de faire peur à ceux qui pensent déjà que le clivage droite/gauche n'est plus pertinent et que pour gagner, il faudra y aller ensemble. Des discours dignes d'un meeting de campagne, "pour remettre l'école au cœur du débat politique" et barrer la route à Nicolas Sarkozy de facon "durable et large".
Le PC se tourne vers l'extrême, le PS demeure incapable de nouer un seul accord ou de mener à bien la rénovation du parti lancée en 2002 tout de même. Au milieu de cela, la poignée d'irréductibles n'a pas fini de se faire taper sur les doigts, à quelques mois d'une échéance cruciale, la gauche détenant à ce jour 20 des 22 régions françaises.
"Une journée trop courte" pour Vincent Peillon... Mais que chacun se rassure : "un nouveau chemin apparait", nous promet François Rebsamen avant de donner rendez-vous le 23 janvier prochain pour aborder la question de la 6ème république à Paris. Question : avec ou sans Royal ?
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Adresse du Parti de Gauche aux enseignants
Le Parti de Gauche s'adresse aux enseignants pour présenter son rapport à l'éducation nationale en cette période de crise sociale, politique, écologique, mais aussi éducative.
Les crises éducatives
Aujourd'hui, l'Education nationale est en crises ; une triple crise de repères, de moyens et de reconnaissance. La crise des repères est venue à la fois des reculs socialistes en temps de gouvernement, de l'abandon de la vision républicaine de l'Ecole jusqu'aux rodomontades de Claude Allègre sur le « mammouth à dégraisser » et de l'offensive libérale menée par la droite destinée à faire de l'éducation un marché comme un autre (abandon de la carte scolaire, transformation des établissements en EPLE, fondation des jardins d'éveil pour ne parler que de l'actualité la plus récente). La crise des moyens est le fait d'une droite idéologue refusant de voir la réalité : le sous-investissement français dans l'éducation, que même une officine peu connue pour sa radicalité alter-mondialiste affirme : l'OCDE. Ces deux crises sont structurées par des politiques européennes faisant fi de la notion de service public d'éducation. La crise de reconnaissance frappe le métier même d'enseignant, du primaire au supérieur ; enseigner devient ringard au temps de la communication et de la segmentation des sociétés en individus.
Face ces crises, il est temps de réagir. C'est ce que vous propose le Parti de Gauche.
En terminer avec les renoncements
Le Parti de Gauche se propose à nouveau de faire de l'école, dans toutes ses dimensions et à tous ses niveaux, un enjeu de la confrontation avec la droite. L'abandon des « réformes » régressives est un préalable à toute politique de rupture dans l'éducation nationale. L'effort doit porter sur la construction d'un Pacte éducatif pour notre pays. Laïcité, égale dignité des formations, cadre national des diplômes, défense des qualifications, égalité territoriale, démocratisation, émancipation des élèves seront au cœur de ce Pacte.
Renforcer les moyens mis à disposition de l'Ecole
Pas de demi-mesures en la matière : il faut planifier le coût sur plusieurs années du réinvestissement de l'Etat dans l'éducation. Cette planification doit se faire dans la collaboration entre les partenaires du Pacte éducatif, dans le respect des prérogatives et des statuts de chacun.
Mener le combat culturel
La gauche a perdu le combat culturel sur l'éducation comme sur d'autres sujets tant l'imprégnation des thèses néo-libérales est forte. Aujourd'hui, le Parti de Gauche se propose de mener la bataille pour donner des réponses actuelles, fortement ancrées dans les traditions de la gauche, c'est-à -dire du double héritage du combat républicain et des aspirations du mouvement ouvrier. Il faut inventer, sachant que si l'Ecole peut beaucoup elle ne peut pas non plus tout, certainement pas se substituer aux défaillances de la volonté politique. Notre objectif est de favoriser l'émancipation tant individuelle que collective.
Réforme des lycées :
Non ce n’est pas une réforme a minima
Premier objectif : affaiblir l’institution
Sous couvert d’apporter un soutien individuel aux lycéens, l’objectif est de réduire de deux heures le nombre d’heures de cours dans chacun des trois niveaux du lycée, car ces heures « n’alourdiront pas les emploi du temps des élèves ». Ce faisant, ce sont les savoirs que l’on racornit une fois encore. Mais la réalité est bien pire : rien ne garantit que ce soutien sera fait par les professeurs, d’autant que les postes sont supprimés par dizaines de milliers. Cela va donc permettre de supprimer à terme un très grand nombre de postes (Descoings proposait « Un accompagnement pédagogique et citoyen par les étudiants en master » …). Comme si le rythme de 15 000 suppressions annuelles de postes ne suffisait pas !
Enfin, le gouvernement butait jusqu’à présent sur le statut des enseignants et n’était pas encore parvenu à annualiser leur temps de travail (qui n’avait pas été touché par l’application des lois Aubry). Le projet de réforme des lycées le permettra, par le biais des stages durant les vacances et les aménagements de programme et d’horaires qui seront laissés pour une part au soin des établissements.
Deuxième objectif : préparer l’ouverture au privé
Il y a quelques semaines, Nicolas Sarkozy annonçait la fin de l’orientation scolaire au sein des établissements. C’est sans doute en anticipant la dégradation à venir de l’orientation qu’il souhaite créer des « sas de réorientation ». Pour les élèves souhaitant changer de filière à mi-parcours de la Première, un sas de deux semaines serait organisé pendant les vacances de février. Le manque a priori de cohérence évident de ces mesures ne fait que révéler un petit peu plus la volonté d’externaliser l’orientation et de l’ouvrir au secteur privé.
La même manœuvre se dessine avec la suppression des redoublements grâce à des « stages de remise à niveau ». À la fin de la Seconde et de la Première, les élèves en difficulté suivraient un stage d’un mois (pendant les vacances) animé par des enseignants volontaires (!) dans les matières où ils sont faibles. Le gouvernement cherche une fois encore à créer le manque pour pouvoir faire appel au privé afin de se substituer à l’Ecole publique à laquelle on surajoute des tâches absconses.
Troisième objectif : détruire le cadre national des diplômes
Le bac est une fois encore en ligne de mire. C’est un vieil objectif pour le patronat qui permettrait ensuite de justifier la sélection (ou « orientation musclée ») à l’entrée de l’Université. Il s’agit essentiellement de réduire à peau de chagrin les épreuves nationales anonymes, en développant le contrôle continu (« réviser la nature et le contenu des épreuves du baccalauréat » dit Sarkozy, en commençant par les langues vivantes).
L’objectif est bien pour le gouvernement de casser le caractère national du bac car il est le premier diplôme général qui permette par la suite une reconnaissance en terme de conventions collectives. Il faudra à l’avenir détenir le précieux sésame délivré par un lycée des beaux quartiers pour prétendre continuer dans les voies les plus demandées. Il s’agit là ni plus ni moins d’une volonté d’interdire l’élévation sociale de ceux qui par leur travail et non par leur naissance peuvent prétendre à emprunter le chemin que leurs parents n’ont pas eu la possibilité de suivre.
Ben, j'ai du mal à comprendre le sens de votre intervention:
"cependant, trois élus communistes siègent dans la majorité municipale de dijon..."
La précision d'Isabelle rappelle que ces 3 élus sont présents au Conseil de leur propose initiative. On peut simplement regretter ce raccourci maladroit de la rédaction de Dijonscope...
Pour le reste, je pense que tout ce qui va dans le sens d'un rapprochement n'est pas à écarter en ces temps d'incertitude.
Mais il est dommage qu'au niveau national, le nom de Dijon ait été assimilé ces derniers jours à ces querelles de personnes...
Personnellment ni la droite ni la gauche ne représente mes valeurs de justice ni de paix
Espérons que d'ici 2012,nos politiciens à gauche comme à droite seront capables de proposer des idées nouvelles pour un monde en pleine mutation
www.paradism.org
"R. HUE pour le PCF répond à l'invitation d'"Espoir à gauche", "alliance PS-PC-Modem" et d'autres sottises encore, … ça commence à bien faire, cette façon malhonnête de présenter les choses ! Je dis et signe "malhonnête", parce que dans les salles de rédaction tout le monde sait pertinemment à quoi il faut s'en tenir : le PCF n'a rien à voir avec l'idée des dirigeants du PS (pratiquement tous) de désigner une candidature unique, en 2012, pour tous les anti-sarkozystes, y compris les centristes à Bayrou qui sont, comme chacun sait ou devrait savoir, des gens profondément à droite. Certes, les adeptes de cette idée pensent que pour faire "large", une petite touche communiste ferait joli dans l'éventail. Je suis même certain que Rebsamen fouille dans ses souvenirs de jeunesse pour voir s'il ne pourrait pas dégoter quelques gauchistes présentables. Le MUP, là -dedans ?... très simple, c'est le sas par où une poignée de membres ou anciens membres du Parti Communiste entendent transiter pour aller vers des lieux plus propices, pensent-ils, à la mise en œuvre de leurs talents. Chacun est libre de sa personne, mais il est insupportable que ces quelques cas soient utilisés pour faire croire que le PCF est impliqué aussi peu que ce soit dans les ouvertures que le PS fait à la droite.
Qu'en pense au juste le peuple de gauche ?... Le sondage Viavoice paru dans Libération ne se résume pas à ce qu'on lit plus haut. Il y a effectivement une forte volonté de rassemblement chez les sympathisants de gauche mais avec qui ?... En toute première priorité, ils privilégient le rassemblement avec les écologistes (89%) et la gauche antilibérale (68% !!), très largement devant le rassemblement avec le Modem, qui, lui, est minoritaire. Quant à la crédibilité et la durabilité d'une alliance avec le Modem, les avis optimistes ne dépassent pas les 35 % dans l'opinion française. Au fait, je dis bien "alliance", n'en déplaise à ceux qui, ridiculement, récuse le terme au motif que le Modem ne serait pas un parti politique mais une "nébuleuse". Là , on touche le fond…
Personnellement, fidèle à mon engagement et à mes convictions, je continuerai avec confiance et détermination à militer pour le rassemblement de toutes celles et tous ceux qui aspirent à une gauche combative, innovante et courageuses face aux forces de l'argent, une gauche bien ancrée à gauche. Ce combat n'est pas celui du passé, malgré les premiers échecs d'une démarche encore balbutiante, c'est le vrai combat pour l'avenir.
cependant, trois élus communistes siègent dans la majorité municipale de dijon...
Précision importante : aux municipales de mars 2008, à Dijon : il n'y a pas eu d'alliance PCF-PS-MODEM-VERTS -PRG: le PCF de Dijon a refusé de participer à cette recomposition ,(voir le site PCF 21) et les communistes de Dijon ont fait une liste avec d'autres forces et hommes et femmes de Gauche ; Comme le dit un communiqué du PCF hier (voir le site du PCF), "le sigle PCF n'est pas exploitable quand il n'a pas donné son accord "