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ven 03 sep 10
Mélange des genres pour les manifestants dijonnais
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Darcos et Chatel sont dans un bateau...Mais qui tombe à l'eau ? Depuis le début de la semaine, la colère monte dans les lycées dijonnais. Jeudi 19 novembre, des affrontements entre les lycéens et les forces de l'ordre émaillaient la fin de la manifestation Même scénario hier, vendredi 20 novembre. Mais contre quoi manifestent-ils ? dijOnscOpe leur a posé la question et les réponses sont pour le moins ahurissantes...
300 lycéens "en colère"
Exprimant son "inquiétude après des tentatives de blocage de lycées" jeudi 19 novembre, l'UNI Dijon avait envoyé une lettre à chacun des proviseurs de la région pour les mettre en garde de la préparation de futurs mouvements de blocage. L'ambition chez certains était belle : manifester leur mécontentement mais dans le calme. "Après, il faudrait que chacun soit dans le même état d'esprit que moi", lance un lycéen de Simone Weil où se regroupent les jeunes. Derrière les grilles, les surveillants assurent la sécurité des personnes qui ont souhaité assister aux cours, pendant que dehors, la contestation se met peu à peu en place.
Une véritable tournée des lycées se décide alors pour rameuter un maximum de monde dans le cortège : Simone Weil, Hippolyte Fontaine, Les Arcades, le Castel et même Saint-Joseph, à la réputation de forteresse imprenable. Mené par un groupe de jeunes demoiselles, à l'allure motivé, le cortège s'ébranle sur les boulevards extérieurs et laisse des traces sur son passage, profitant de tout ce qui est à portée de main pour amener une touche de tragique dans l'événement....
Entre Darcos et Chatel, mon cœur balance
Mais en pleine psychose de l'image et dans une crainte constante de l'uniforme, le climat devient pesant et les insultes pleuvent...y compris sur les journalistes de dijOnscOpe, assimilés à des RG. Néanmoins, certains lycéens, plus éclairés que d'autres, ont accepté de répondre à notre petit quizz. Pas de questionnaire de Proust en perspective mais bien des interrogations sur les enjeux de leur mobilisation. "Nous sommes en colère", répondent les uns ; "Je veux montrer notre haine envers Sarko", commente un autre. Un bon point pour les quelques uns exposant clairement les bases du problème, à savoir "la nécessité d'une éducation réformée avec, dans le même temps, une baisse des budgets et des effectifs".
Une attitude trop rare pourtant et un discours souvent très attentiste quand, clairsemé dans les rangs, on entend un : "Darcos t'es foutu, les lycéens sont dans la rue". Problème : Xavier Darcos n'occupe plus le poste de ministre de l'Éducation... Faire grève pour faire grève ? Une façon de sécher les cours en toute impunité ? Quiproquo dans l'intitulé d'une réforme trop fraiche ? Le néant reste le même dans la plupart des cas lorsqu'on questionne les lycéens sur le contenu de ce projet. Et ne parlons pas du nom de l'actuel ministre, totalement méconnu. Mais alors, en quoi consiste cette réforme, ou du moins ce qu'il en reste ?...
Le droit à l'erreur
Jeudi 19 novembre, Luc Chatel (le "vrai" ministre de l'Éducation !) a présenté les premiers axes de sa réforme des lycées lors de l'inauguration du salon de l'Éducation de la Porte de Versailles à Paris. Du texte décrié l'an passé, il ne reste pas grand-chose mais le calendrier est déjà parfaitement fixé puisqu'il s'appliquera dès la rentrée prochaine pour les classes de Seconde.
Au cœur de cette réforme, la notion de "droit à l'erreur" qui, grâce à un tronc commun à l'ensemble des filières (60% des cours commun et 40% de cours spécialisés), offrira la possibilité aux lycéens de changer d'orientation en fin de Première et de choisir une autre voie. Ainsi la filière Littéraire devrait être revalorisée en offrant de la littérature étrangère. Autre promesse : l'accompagnement personnalisé des élèves, l'instauration de deux heures de soutien par semaine et la mise en place d'un tutorat à l'arrivée en seconde.
Le bénévolat et surtout l'engagement des futurs bacheliers seront dorénavant comptabilisés, à condition, bien entendu, que l'on connaisse le mot d'ordre du mouvement ! Allez, maintenant, vous savez...
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1 commentaire
Derniers commentaires
Est-ce qu'on peut me dire pourquoi la plupart ont le visage à moitié caché sous une écharpe ? Quand on connaît le résultat de cette manifestation (voitures vandalisées, poubelles renversées...), on se dit que pour certains elle n'avait pour but que de leur permettre de ne pas aller en cours...