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Le Flannery's
C'est place St Bénigne, face à la majestueuse cathédrale, que se tient ce pub à l'Irlandaise, certainement l'un des endroits [...]
lun 22 mar 10
Voilà des mois que la rumeur court : les tennis situés à côté de la piscine du Carrousel à Dijon pourraient bientôt disparaître... La Ville aurait en effet le projet de construire plusieurs immeubles sur le terrain. De quoi affoler les riverains, anxieux de voir quelles formes prendront les édifices à venir. Parti à la pêche aux informations, Philippe Privat, président de l'association "Les amis des Allées", fait le point sur la situation...
"Vous savez, les rumeurs on ne sait jamais trop d'où ça vient... Je crois que ce sont les habitants des Grandes Bergeries qui ont dû nous en informer. En tout cas, nous avons réagi le 16 juin dernier en allant au Grand Dijon. Nous avons fait un peu le siège et une dame a fini par nous recevoir. Elle nous a confirmé qu'un projet immobilier était bel et bien en cours et nous en a dessiné le plan, sans dimension précise. Nous savons juste que quatre des huit terrains de sport seront happés par les immeubles, ainsi que le grand espace vert juste à côté. Par la suite, nous avons rencontré Colette Popard (adjointe déléguée au logement) en juillet, Jean-Patrick Masson (adjoint délégué à l'écologie urbaine) en août, et Pierre Pribetich (adjoint délégué à l'urbanisme) en septembre.
Leurs discours ont parfois manqué de cohérence : malgré ces trois rencontres, nous n'avons pas obtenu de dimensions précises et officielles. Ils ont tout de même expliqué que le projet serait géré dans le cadre de l'Ecoplu, la nouvelle politique de l'urbanisme de la ville. Cela amène une garantie en matière de hauteur de bâtiments. De même, il devrait s'agir d'immeubles à énergie basse consommation ce qui nous assure de leur bonne facture. Nous aussi avons aussi demandé à monsieur Pribetich pourquoi ces immeubles ne pouvaient pas être construits sur un autre terrain libre, comme les abattoirs par exemple (boulevard de Chicago), plutôt que de détruire des espaces verts. L'élu nous a expliqué que les abattoirs étaient particulièrement pollués et qu'ils ne pouvaient pas rapidement construire dessus. Contrairement au terrain des tennis qui n'est absolument pas pollué et où, en plus, il n'y a pas de démarches laborieuses à entreprendre (expropriation, relogement...).
Elle nous a affirmé qu'il s'agissait d'un projet d'environ trois immeubles qui compteraient 70 logements maximum et quatre niveaux. Ces logements seraient mis en vente et en location, et il s'agirait de logements aidés. En fait, ce serait du même style que ce qui existe au carrefour de la rue Charles Dumont et de la rue Daubenton. Mais nous n'en sommes pas sûrs car rien n'est écrit officiellement. En septembre, on parlait bien de 100 logements...
Jean-Patrick Masson et Pierre Pribetich nous ont dit que tout commencera au printemps 2010. Je pense en effet que la Ville a été dépassée, qu'il y a eu une fuite quelque part. C'est normal qu'ils ne puissent pas trop en parler, mais il existe tout de même un manque de volonté de communiquer. Nous, on veut simplement informer les habitants du quartier qui aimeraient vraiment savoir ce qu'il se passe.
A 18 heures rue Chevreul, je vous déconseille de circuler... C'est déjà l'horreur et ces immeubles vont empirer la situation de la circulation mais aussi des stationnements déjà saturés. C'est ce qui effraie le plus les habitants. Il y a également le problème des réseaux d'eau déjà bien encombrés. Et puis les riverains des Grandes Bergeries sont inquiets de la vue qu'ils vont avoir. Nous savons que la densification de l'habitat est une volonté de la mairie mais cela doit-il se faire au détriment des espaces verts et de loisirs ? Ces terrains appartiennent à la collectivité, ce sont des espaces verts que nous avons su préserver depuis des décennies. Demain, ils seront du domaine privé, nous ne savons d'ailleurs pas à qui la mairie va vendre ces terrains.
On aimerait que le site soit valorisé. La mairie affirme que ces tennis ne sont pas rentables car pas utilisés. Nous on dit que c'est parce qu'ils sont en très mauvais état et qu'ils sont fermés les trois quarts de l'année. Malgré cela, les gens enjambent la grille et vont jouer : comme quoi il y a bel et bien une demande. Mais soyons positifs, les élus ont pris l'engagement de ne pas toucher au parc Chevreul situé juste devant les tennis. C'est toujours ça de gagné."
* "Les Amis des Allées" a été créée en 2002 par Didier Jalon. L'association, qui compte 70 adhérents, avait à la base pour objectif de régler le problème du squat sur le cours du Parc. La prochaine assemblée générale se tiendra en mars 2010.
13 commentaires
Derniers commentaires
vous pourriez développer un thème sur le projet renaissance de l'aéroport Dijon Bourgogne.
Vous pourrez voir que le opposants bougent encore sur ce site.
raymond.maguet@orange.fr
Nota faite une recherche par mot clef dans cette rubrique
merci
En ce qui me concerne je serais tout aussi gênée si c'était un immeuble de grand standing construit par la SEGER par exemple. Le problème étant surtout si vous n'avez pas compris, la suppression de terrains de sport et d'espaces verts.
Qu'est ce qui gêne réellement les détracteurs de ce projet ?
Le fait de construire un ensemble immobilier de 70 logements ?
Ou le fait que cet ensemble immobilier est un programme de logements aidés, donc amenant une mixité sociale dans me quartier ?
Les réactions seraient elles aussi virulente si il s'était agit d'un programme immobilier dit de Standing.... Tels que ceux déjà présent aux allées.
ça va aussi bétonner , mais en version haut de gamme, rue théophile foisset, et là silence radio. Le béton csp++ serait il donc moins gênant ??
archibald un propriétaire foncier et bailleur privé de ce quartier
L'excuse d'une faible utilisation des tennis est nulle car on peut alors affecter ces terrains pour d'autres loisirs,pétanque pour les retraités, voir un terrain de basket qui serait trés apprécié par les jeunes du quartier qui traineraient moins en bas des immeubles!
De toute façon à Dijon on bétonne dans tous les coins sans respect pour l'environnement malgré les belles promesses de faire des éco-quartiers. On détruit même les derniers espaces verts ou de loisirs en Ville,la preuve!
Pour répondre à Stéphane : les immeubles Rue des Grandes Bergeries ont été construits en 1969, et à ce moment là, il n'y avait que des jardins que les propriétaires ont vendus, donc ils n'ont bouché la vue d'aucune autre construction à cette époque.
Encore une preuve de promesses non tenues M. le maire.
En effet, ce projet de construction de logements en lieu et place de quatre terrains de tennis (Carrousel), s'il se confirme, irait à l'encontre de l'encouragement à la pratique sportive, détruirait un espace sinon vert au moins libre de béton et augmenterait mécaniquement la densité de voitures dans le quartier. Ce projet durcirait (au sens ville douce à vivre) la vie des promeneurs des allées du Parc, des utilisateurs des tennis, de la piscine et du square ainsi que celle des riverains par la présence de ces bâtiments.
Et quel est l'un des arguments évoqués ? le manque de rentabilité des tennis !!!
Alors NON, ne sacrifions pas nos espaces un peu ouverts sur le ciel au profit de je ne sais quel promoteur immobilier ou agence pour l'habitat. L'écologie et la préservation de la qualité de la vie commencent par le renoncement à ce type de projets.
Et si les terrains de tennis vous gènent, agrandissez le square ou créez de nouvelles pelouses pour la piscine ! Les dijonnais apprécieront davantage.
j'aimerais invité les lecteurs et tous ceux qui ont déjà réagit à cet article de réfléchir un peu à l'endroit où ils vivent. un bel immeuble, entouré d'arbres, un cadre qui vous plait et que vous souhaitez défendre ; rien d'anormale. mais avez-vous pensez, ne serait-ce qu'une fois, à ceux qui habitaient là avant la construction de votre immeuble ? pensez-vous qu'ils étaient contents qu'on leur bouche la vue ? alors, s'il vous plait, un peu de recule dans vos réactions... beaucoup de dijonnais aimerait vivre là où vous vivez, c'est cela aussi la démocratie, la tolérance et le partage.
Je regrette qu'un immeuble soit construit dans cet écrin de verdure, à proximité de la piscine du Caroussel et des tennis. De plus, un programme immobilier posera des difficultés de stationnement et de circulation dans la rue des Grandes Bergeries. Les immeubles pullulent dans la ville : on assise à une vraie bétonisation de Dijon. Voilà une vraie divergence de fond : Veut-on à tous prix accroître le nombre d'habitants dans notre ville, quitte à nuire à leur qualité de vie ?
Je trouve scandaleux que l'on puisse supprimer des espaces verts ainsi que des équipements sportifs pour bétonner à tout prix. La ville de Dijon va bientôt passer d'une ville soit disant douce à vivre et écolo à une ville Dijon béton. Je serais pour que l'on transforme ces tennis en équipement pour personnes handicapés, je pense que cela serait bien utile aussi et pour une fois on penserait enfin aux personnes handicapées.
Pour être né il y a 41 ans dans ce quartier et y résider depuis, je suis consterné.
Une circulation plus que dense lors de chassés croisés du matin et du soir sur cette artère (rue Chevreul) reliant schématiquement Longvic et Chenôve, où déjà de nombreux accidents physiques sont survenus ; des conditions de stationnement plus que difficiles le soir dans un quartier déjà surchargés en véhicules ; un PLU dont on se demande s’il ne réduira pas le stationnement à 0,8 véhicule par logement ; la mise en vente du patrimoine dijonnais tous azimuts ; la disparition des espaces verts et leur bétonnage de plus en plus systématique dans notre ville (Fontaine d’Ouche, etc…) concourent à la dégradation du cadre de vie d’une ville dont on nous dit qu’elle est « douce à vivre » ; des opérations menées sous cape et que fort heureusement des indiscrétions permettent de mettre au jour.
Consternant de voir disparaître un à un des écrins de verdure au cœur de notre ville.
Dijon ville écolo laissez moi rire.
Révélateur et inquiétant : on considère comme "normal" que trois adjoints au maire "ne puissent pas trop parler" d'un projet qui doit se concrétiser au printemps 2010, c'est à dire dans quelques semaines. Autant dire que tout est déjà bouclé, comme d'habitude. Qu'y aurait-il donc d'inavouable dans ce projet? Et faut-il attendre à chaque fois une "fuite" au niveau de la mairie pour que les Dijonnais soient informés, trop tard et trop mal, des décisions qui les concernent au premier chef? Démocratie participative, disent-ils...