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ven 03 sep 10
Alise-Sainte-Reine. L'histoire a retenu son nom comme étant le lieu où s'est tourné l'une des premières pages de l'histoire de France : la bataille d'Alésia. Symbole de l'identité bourguignonne, acte de naissance de la nation française, cette bataille reste pour une poignée d'irréductibles une véritable imposture. Danielle Porte, enseignante à la Sorbonne*, en a fait le combat d'une vie...
Une controverse séculaire
Nous sommes en 52 avant Jésus-Christ. Les armées romaines sont en guerre depuis déjà six ans sur les terres gauloises et une coalition autour d'un chef charismatique commence à se former. Ce chef, Vercingétorix, pousse les Romains au repli à Gergovie, mais se retrouve assiégé quelques mois plus tard sur l'oppidum d'Alésia, une place forte qui reste le dernier point commun entre la version élaborée par Napoléon III en 1864 et celle d'André Berthier, conservateur en chef des archives nationales entre 1966 et 2000.
Pour comprendre son raisonnement, prolongé à sa mort par Danielle Porte, il faut se plonger dans les textes latins et dans l'une des plus célèbres œuvres : "La guerre des Gaules" d'un certain Jules César, vainqueur de la guerre justement. Ainsi, la ville d'Alésia est dite "au sommet d'une colline à une grande altitude, en sorte qu'on voyait bien qu'il était impossible de la prendre autrement que par un siège en règle. Le pied de la colline était, de deux côtés, baigné par deux cours d'eau".
De contradictions en contradictions, le terrain semble miné pour les décideurs politiques, certains que le site se trouve à Alise-Sainte-Reine. Ainsi, en novembre 2004, le président du Conseil Général d'alors, Louis de Broissia, affirmait en 2004 dans le Journal Le Point : " Preuve que nous sommes sûrs de notre fait : je propose que nous financions une campagne de fouilles dans le Jura pour que cesse une fois pour toutes cette querelle (...) Nous nous proposons même de leur offrir un espace dans le musée que nous ouvrirons sur place en 2007, pour qu'ils viennent exposer leur thèse". Aujourd'hui, aucune de ces promesses n'a été tenue et une nouvelle bataille semble s'engager...
Soutenue par des historiens et quelques journalistes, Danielle Porte surenchérit : "Ils peuvent bien extraire de leurs 70 millions d'euros prévus pour le muséoparc les tout petits 10 ou 15 000 euros qui nous suffiraient à nous pour "sortir" le Camp Nord, ne serait-ce que pour tenir leurs promesses bien imprudentes...". Et elle n'en démord pas, affichant un aplomb sans faille : "Aujourd'hui, tout le monde sait qu'Alésia n'est pas à Alise-Sainte-Reine mais on assure sereinement le contraire pour des raisons essentiellement économiques".
Il faut dire que le muséoparc qui sort de terre depuis avril 2009, mémoire du siège de 52 avant J-C, promet la création de 120 emplois et la venue de 150 000 visiteurs par an. Un investissement de 52 millions d'euros, véritable aubaine pour la région, économiquement sinistrée depuis plusieurs années. Et pourtant, il n'y a qu'à consulter la page wikipédia du siège d'Alésia et son historique de modification pour comprendre combien il est difficile de faire prévaloir cette hypothèse dans la communauté scientifique.
Depuis 150 ans, cette thèse se présente comme seule et unique hypothèse possible or la concurrence de Chaux-de-Crotenay dans le Jura se fait plus que sentir. Déjà en 1855, Alphonse Delacroix a voulu prouver que l'Alésia de César correspondait au village d'Alaise, à 25 km au Sud de Besançon. Jusqu'à aujourd'hui, d'autres sites (Izenore en Savoie, Novalaise dans l'Ain, Salins dans le Jura, Guillon dans l'Yonne) ont postulé au titre d'Alésia avec le succès qu'on connait. Alors où se situe Alésia ? Où se situe l'oppidum des Mandubiens ?
De nombreuses incohérences
"Tout dans le texte de César plaide en faveur du site jurassien"; assure Danielle Porte. A commencer par les fossés, pour la plupart du temps synonymes de protection mais qui, à Alise-Sainte-Reine, mesurent 35 cm de profondeur... Une nouvelle aberration pour ce professeur, qui note aussi que la topographie même des lieux ne correspond pas aux dires de l'empereur romain. En 1964, André Malraux, alors ministre de la Culture, envoie André Berthier sur ce site de Chaux-en-Crotenay avec la mission de "partir à la recherche de notre premier champs de bataille".
Aujourd'hui, si les autorisations de fouilles ont été suspendues, malgré leur succès, la détermination reste inchangée. Selon les textes, 95 000 guerriers prenaient place à l'intérieur de cette "très grande cité (...) très peuplée". "A ceci on ajoute le reste de la population, les troupeaux, les 15 000 chevaux, et on se rend compte que tenir sur un plateau de 97 hectares pendant un mois et demi est totalement incohérent". Les deux rivières qui baignent les racines de la colline sont transformées en 3 ruisseaux, la plaine de 4,5 km n'est pas entouré de collines et s'étend sur plusieurs kilomètres ... César pouvait il exagérer les chiffres ? Etait-il même amnésique au point d'oublier le mouvement de ses légions ?
"Impossible ! En quoi ceci l'aurait-il avantagé alors qu'il n'a mené qu'un siège pour remporter cette bataille ?". Mais alors, que manque-t-il à Chaux-de-Crotenay ? A première vue, le mea culpa de toute une génération d'archéologues et d'historiens mais pas uniquement. Il faut avouer aussi que le nom même de Chaux de Crotenay, certes peu poétique, ne rappelle en rien Alesia. Néanmoins, la disciple d'André Berthier entend bien prouver le contraire : Chaux serait dérivé de Calmis, "le Mont chauve", où rien ne subsiste, et qui viendrait supplanter le nom de la cité, détruit avec elle...
Alors que les défenseurs de la version officielle "ne se montrent que très peu quand ce sujet est abordé", Danielle Porte garde un vœux pour 2010 : redonner à Alise sainte-Reine son vrai nom d’Alisia en lui ôtant celui d’Alésia, qu’elle usurpe depuis 1864...
* Maître de conférence, Danielle Porte enseigne les religions et l'histoire romaine au sein de l'Institut d'études latines de la Sorbonne.
25 commentaires
Derniers commentaires
Pour ALISE,
pour vous donner raison, il faudrait ne pas tenir compte des indications données par jules césar lui-même dan son récit.
or, en d'autres occasions, la guerre des Gaules est condidéré comme un récit fidèle. Il est bizarre que, parce que qu'elle raconte n'ets pas conforme à la thorie Alise=Alésia, on dise, uniquement dans ce cas que les dires de César ne sont pas à prendre à la lettre (alors que c'est là dessus que se baserait la découverte de gergovie): il ne peut pas dire vrai le reste du temps, et mentir juste lorsuq'il parle d'Alésia.
Enfin, pour y croire, il faudarit une localisation valable pour la bataille de cavalerie de la veille... aucun site à distance compatible dans la version bourguignonne.
Malheureusement la bataille d'Alésia a eu lieu à Alise sainte Reine 21150 et il y a eu beaucoup de morts comme dans toutes les guerres...les photos aériennes de m Goguey montrent les fossés de contre et circonvalation..et les fouilles et les écrits de césar et le site tout le dit: Alésia c'est là ! je sais quand on est jurassien, ça énerve mais c'est ainsi! le site se développe avec du travail donc des emplois et surtout, la reconnaissance tardive de TOUS ceux qui sont acteurs du site d'Alésia..depuis le temps que nous étions mis de coté ce n'est que justice! en avant ! vivons au prsent Alèsia ici en Cote d'Or et pensons à tous ceux qui sont morts pour la liberté ! une ancienne guide du site d'Alésia à Alise sainte Reine
www.savoir-enfin-ou-est-alesia.net
je ne sais pas où etait alésia, et visiblement ce n'est pas alise.
Ce que je sais, c'est que les quelques autres sites supposés sont des oppidums de premiere importance qui sont honteusement interdits de fouilles à cause d'intérets politique et economiques.
on prend nos sites archéologiques en otage et c'est intolérable.
Seuls quelques scientifiques s'interposent devant l'omerta politique.
et c'est triste a dire, mais ceux qui ont le plus les mains libres sont les chercheurs etrangers.
Il serait peut etre judicieux de faire remonter le débat au niveau européen pour faire sauter les verrous français et que les archéologues puissent enfin faire leur travail.
Une pétition pour organiser des fouilles à Chaux-des-Crotenay est une proposition intéressante et légitime.Mais comment la mettre en oeuvre pour la faire aboutir favorablement?
James
Mais cher Petibunum, j'avais très bien compris que vous faisiez allusion au GIEC, puisque j'ai écrit RC (pour "Réchauffement Climatique") auquel cas on peut ajouter A pour "anthropique".
C'est quand même une curieuse habitude sur ce site de prendre les autres pour des goufres d'ignorance. je vous rapelle que ce topic ne parle pas de RC(A) mais de la localisation d'Alésia (d'où mon allusion à la falsification officielle). Pas de trollisme, svp.
Soleil Vert, je vais vous aider à comprendre vos remarques : Imaginez que vous êtes en train de parler du GIEC...En reprenant donc votre discours cela donne :
"J'irai même plus loin : le nombrilisme politique arrive à monter de toutes pièces une imposture "scientifique/écologique", digne des meilleurs épisodes de la pensée unique...
Il est vrai que dans le monde, les mea culpa des experts auto-proclamés irresponsables (ceux du GIEC donc) est impossible, et que les falsifications ont été courantes (et j'ai pas mal d'exemples en tête, sur le plan médico-scintifique).
A quand un peu de moralité dans tout cela ?"
BRAVO ! ça c'est bien dit !
A Petitbunum :
je ne vois pas ce que le RC vient faire dans cette histoire d'imposture sur Alesia, et mon opinion sur le sujet climatique n'a que peu d'intérêt dans ce topic.
Toutes les impostures sont répréhensibles, et jusqu'à nouvel ordre, personne n'a démontré que le réchauffement (indubitable) n'est pas la conséquence des activités humaines (en débat, mais de fortes présomptions). Je ne vois pas où est la logique "sélective" dans tout ça, à moins de vouloir en faire un jeu de sophiste.
A Soleil Vert :
BRAVO ! Soleil Vert, j'ai du mal à croire que ces paroles sont de vous ! Tout ce que vous dites "colle" aussi parfaitement au sujet du réchauffement climatique et des "experts" du GIEC...C'est amusant comme vous pouvez donc avoir une logique sélective en fonction du sujet, ou plus exactement, quand cela vous arrange.
Allez, pour le fun, je me permets donc de vous citer de nouveau :
"Bravo pour votre article.
J'irai même plus loin : le nombrilisme politique arrive à monter de toutes pièces une imposture historico-géographique, digne des meilleurs épisodes du bolchévisme et de la pensée unique...
Il est vrai qu'en France, les mea culpa des experts auto-proclamés irresponsables est impossible, et que les falsifications ont été courantes (et j'ai pas mal d'exemples en tête, sur le plan médico-scintifique).
A quand un peu de moralité dans tout cela ?"
...puissent oeuvrer... Désolé de m'être mal relu !
C'est absolument génial ! ca fait du bien de lire ça. J'ai eu le plaisir de visiter le site de CdC le 1er mai dernier avec la meilleure des guides, Danielle PORTE en personne. Ce qui m'a le plus choqué, c'est d'apprendre qu'une loi (sic) avait été votée pour interdire les fouilles à CdC. Une loi n'est-elle pas censée protéger les citoyens ? Quel est le danger pour les citoyens de fouiller à CdC ?!!!! Je suis sûrement naïf, mais cette "loi" n'est-elle pas faussée dès la base puisque non seulement elle ne protège pas le citoyen, mais au contraire elle le prive de la connaissance scientifique et cartésienne qui lui est dûe. Cette "loi" n'a donc même pas lieu d'être par le seul fait de son iniquité. Elle déshonore la finalité même du principe de la loi. N'est-il pas possible de voter rapidement son abrogation pure et simple ? C'est du créationnisme : on accorde le monde à ses idées au mépris de la rigueur scientifique. Je n'aimerai pas être archéologue à Alise-Ste-Reine s'ils sont tous du niveau de Napoléon 3... Quelle honte de voir ça en France.
En tous cas, si je peux apporter ma petite pierre à l'édifice, je le ferai volontiers. Le site d'Alise-Ste-Reine est sûrement très interessant à condition qu'on en fasse une lecture objective évidemment sans aucun rapport avec Alésia. Alors pourquoi y aller aujourd'hui, si c'est pour y entendre des anachronismes hollywoodiens ?
Ne peut-on pas proposer un boycottage du site d'Alise-Ste-Reine tant qu'il ne sera pas reconnu pour ce qu'il est vraiment & jusqu'à ce que les chercheurs sérieux pourront oeuvrer sur CdC ?
La même erreur archéologique a été faite pour Gergovie par Napoléon III. C'est la montagne de Merdogne à quelques km au sud de Clermont-Ferrand qui a été choisie comme site officiel vers 1860. Mais depuis que l'on y fouille, c'est-à -dire depuis un siècle et demi, on y a trouvé aucun vestige gaulois. Le vrai site, correspondant en tous points à la description de César, est pourtant sous le nez des archéologues, puisque Clermont-Ferrand est bâtie à ses pieds. Il s'agit des Côtes de Clermont qui bien constituant un oppidum gaulois remarquable est totalement abandonné par les pouvoirs publics. Je vous invite à visiter le site internet de l'ASCOT, une association de défense du site qui expose les données du problème: http://www.gergovie.fr/
Le dossier est totalement verrouillé par l'archéologie officielle et par les acteurs politiques et économiques locaux.
Le combat pour rétablir un verité historique est tout à fait louable.
Notre passé Celte est encore très présent dans la toponimie de la plupart de nos grande cité il mérite que justice soit rendu !
Cependant comment ne pas penser que cela parait futile
en regard de ce qui se passe dans les "nouvelles cités "de nos jours ou les attaques des symboles Français sont quotidien par une partie de la population nul besoin d'en préciser l'origine ethnique ... une piste cepandant pour les ignorants ils nous appellent les "GAULOIS" tiens tiens l'histoire nous rattrappe t-elle ?
De tout coeur avec Alésia, aux Chaux de Crotenay. Ai trouvé très intéressante l'étymologie de "Chaux" fournie par Danielle et reproduite dans votre article. Mais vu le matraquage médiatique destiné à maintenir le citoyen à l'état de zombi, à terroriser le contribuable et à assurer la dictature de la "pensée unique" et du "politiquement correct", je doute que la Vérité l'emporte jamais sur les intérêts économiques et autres combines interlopes.
Félicitations et révérences.
Place aux fouilles et à la confrontation avec Alise-Sainte-Reine!
Que l'on soit bourguignon de souche, d'adoption, ou de hasard comme c'est mon cas, il suffit un jour de gravir - sans difficulté - le mamelon du Mont-Auxois et de contempler le panorama du site pour s'apercevoir que le vent de l'Histoire n'y souffle guère... La médiocrité de l'espace,la mollesse du relief, l'inadaptation du lieu au refuge d'une armée et au support d'un siège laisse perplexe et rêveur ! Il y avait sans doute tant de lieux mieux appropriés. Et surtout sur un itinéraire beaucoup plus probable que dans ce coin de la Gaule bien trop près du si peu sûr peuple éduen... Toutes ces incohérences qui montrent la légèreté du choix du lieu de cette bataille par... Napoléon III ! Les acteurs de la bataille de l'époque étaient sans doute bien moins fous que nos contemporains archéologues officiels. Qu'importe, le temps travaille à la vérité qui fait son chemin, lentement. Les méthodes et les moyens d'investigations modernes finiront par ruiner l'Alisia mercantile, et mettre en relief l'Alésia historique, jurassienne sans doute, au profit de cette vérité qu'aiment si peu ces grands qui nous gouvernent, parce qu'elle n'est pas aussi belle - ou lucrative - qu'ils la voudraient.
bravo enfin un article qui à des "couilles" et qui en cette année de reconnaissance d'identité nationale doit faire son chemin.
Assez de cette politique d'autruche ou pour éviter de faire des vagues on se cache la vérité .César n'avait pas de boussole et il se serait payé un petit détour par Alise st reine pour le fun....si l'on repense à l'histoire ,il avait déja enregistré une superbe défaite à Gergovie et passait l'hiver dans l'attente de retourner dans la Provincia.Aprés une défaite ,il doit reconstruire ses légions et ses troupes fraiches sont en Italie ou dans le sud de la france.Vercingetorix l'a bien compris et lui bloque le passage dans l'attente de son armée de secours pour l'écraser.Pourquoi aller à Alise ste reine?La ligne droite qui passe par Chaux de crotenay est connue depuis des siécles....En ces temps d'identité nationale ,il faut ouvrir les yeux et débloquer des fonds afin de vérifier l'exactitude du site de Chaux de crotenay.
Donnez enfin les moyens aux jurassiens de vérifier leurs dires et peut etre rétablir l'histoire !
Pour compléter le commentaire ci-dessus signé Mangin, à voir également le site web de Archéo Jura Sites, association basée à la mairie de Chaux-des-Crotenay, et qui peut organiser pour les personnes intéressées par la controverse, des conférences et des visites sur le site présumé de l'Alésia d'André Berthier autour de Champagnole.
Plusieurs ouvrages de documentation sont disponibles auprès de cette association, en particulier: "ALESIA", par A.Berthier et A.Wartelle, et:
"Alésia, la vérité cachée dans les textes" par P.Aymard.
Pierre.
Bravo pour votre article.
J'irai même plus loin : le nombrilisme politique arrive à monter de toutes pièces une imposture historico-géographique, digne des meilleurs épisodes du bolchévisme et de la pensée unique...
Tout cela dans le but d'attirer des touristes sur un artifice.
Il est vrai qu'en France, les mea culpa des experts auto-proclamés irresponsables est impossible, et que les falsifications ont été courantes (et j'ai pas mal d'exemples en tête, sur le plan médico-scintifique).
A quand un peu de moralité dans tout cela ?
Aucun doute n'est possible quant à l'imposture d'Alise ...
J'ai connu Mr Lejeune, qui a fouillé avec Mr Berthier, mais je reste persuadé qu'Alésia n'est pas à Chaux ...
MERCI pour cet article ! Il y a plus de vingt ans que je suis intimement persuadé de la "supercherie" d'Alise Sainte Reine. J'ai eu la chance de rencontrer André Berthier en 1982 et de visiter le site jurassien avec quelques membres de son équipe de chercheurs. L'émotion que j'ai ressentie alors sur le terrain est un souvenir inoubliable. Sur le site bourguignon tout comme à l'archéodrome de Beaune, il est impossible de comprendre comment Vercingétorix serait tombé dans un piège aussi grossier, et surtout comment autant d'hommes et de bétail auraient pu tenir sur un espace aussi ridicule. Mais ce n'est là que la partie visible de l'iceberg des incohérences.A Chaux des Crotenay, tout s'éclaire : les diaporamas et autres animations sophistiquée sont inutiles. Point besoin d'être soi-même historien pour être convaincu de l'intelligence et de la limpidité de la thèse d'André Berthier. Il faut dire que lui était un historien rigoureux, impartial,libre et formidablement érudit. Aujourd'hui Daniel Porte poursuit son travail et les recherches avec le soutien d'une association qu'il faut absolument soutenir ! L'enjeu n'est pas une revendication d'une quelconque "propriété historique" (ceux qui soutiennent cette thèse, à l'origine, ne sont pas jurassiens) mais la quête de la vérité. Il est difficilement acceptable de constater que, jusque là ,des enjeux de pouvoir (personnels et institutionnels) et des enjeux économiques sont assez puissants pour opposer une résistance efficace à la vérité. Cependant, il semble que la résistance gagne du terrain !
Oui bof , nous sommes en 2009 Alors votre guerre de PFFFFFFFFFFFF? Arles etait la capitale de la bourgogne et pourtant on en fait pas une daube
Le lien vers mon blog n'est pas passé. Le voici :
http://lebuzuk.blogg.org/date-2009-10-07.html
Papyves.
Merci pour cet article courageux qui brave la version généralement admise depuis Napoléon III. Le ridicule monticule qu’est le Mont Auxois ne peut, en effet, en rien ressembler à la description que fait César de l’oppidum d’Alésia. Ni l’abrupt des falaises qui dominent les deux torrents encaissés, ni les fossés, ni la plaine et le camp Nord ne se retrouvent sur le terrain bourguignon, alors que tous les détails géologiques annoncés par César sautent à la figure de qui a la curiosité de pousser le regard vers le Jura et Chaux-des-Crotenay.
Danièle Porte est tombée dans la potion magique il y a longtemps mais elle n’est plus seule ( pensez à Franck Ferrand et à son livre « L’Histoire interdite » ) et la vérité historique surgira bientôt malgré le combat d’arrière-garde des Michel Reddé et autres affidés vénaux.
Ne pouvant rivaliser sérieusement, sur le plan vérité historique, avec les atouts évidents du site jurassien, les partisans d’Alise-Sainte-Reine y ont interdit les fouilles. C’est dire s’ils craignent que leur version fabriquée ne soit balayée par la réalité enfouie dans le sol de Chaux et de Syam. Si le vrai Alésia est reconnu, alors leur « business » mercantile, entretenu depuis tant d’années, fait flop. Il faut donc tuer dans l’œuf la version jurassienne et perpétuer le mensonge juteux.
Voir, Ã ce sujet, ma modeste contribution via cet article sur mon blog.
Et bravo pour le vôtre !
Papyves.
Je suis historien et bourguignon et pourtant ,depuis 50 ans,je suis persuadé qu'ALESIA à Alise-Sainte-Reine est une imposture. Je m'appuie sur les faits suivants:
-incohérences matérielles en tous genres, stratégies illisibles, localisations de sites impossibles à établir -
-falsification avéréee et avouée des fouilles sous Napoléon III,facilement verifiable
-photos aériennes montrant les vestiges de plusieurs sièges d'autres époques(selon les cours de Mr LE GALL lui-même)et tous pourtant datés de 52 av J.c.
-rapport des fouilles officielles non probant
- traductions de Cesar biaisées pour coller au site
- site jurassien des Chaux de Crotenay correspondant en tous points aus textes, à la stratégie, ville fortifiee, grand sanctuaire gaulois....et interdite de fouilles!
Les intérêts économiques sont une chose mais le respect de l'Histoire et de nos racines celtes passe avant.De plus, comment pouvons-nous croire des "experts" et des politiques, de tous bords confondus, quand ils nous mentent de manière aussi éhontée et refusent des vérifications les plus élémentaires?
Pour en savoir plus, voir les sites /alesia.jura et alesia .retrouvée