Bonne année 2010 !

Un si joyeux anti-réveillon...

par Julie Philippe | dijOnscOpe | ven 01 jan 10 | 00:00
Les joyeux militants du Front d’Opposition à la Nouvelle Année

5, 4, 3, 2, 1… Bonne année ! Ça y est, 2010 est passé, 2009 a trépassé. Alors que certains sont déjà nostalgiques de l’année terminée, d’autres ressentent un certain soulagement. Pour beaucoup, la fête du nouvel an s’assimile en effet à une corvée et à une fête obligatoire. Chaque 31 décembre, ils sont nombreux à refuser le diktat du réveillon et donnent de la voix. Retour sur les anti-réveillon et leurs conseils express pour ceux que la Saint Sylvestre rebute…

Anti-réveillonner : une nouvelle mode ?

Ah ! Les merveilleux réveillons au restaurant, entre amis... ou en pyjama au lit. Et oui, beaucoup n’ont aucune envie de fêter le changement d’année. Pourquoi cette aversion au réveillon ? La raison principale des anti-fêtards : un certain anticonformisme. Ils ne souhaitent pas d’une fête imposée, comme l’explique Lydie : « Avec le temps, j'aime de moins en moins ce "formatage" et ce grand déballage commercial. On peut très bien se réjouir d'un jour de l'an (qui est aussi un jour comme un autre), que d'un autre jour. Nul besoin d'être au 31 décembre pour faire la fête et nulle obligation de faire la fête le 31. Après, s'il y a l'occasion de bien s'amuser, avec plaisir, mais trop souvent, on se réunit, on attend la "fête de l'année" le jour J et malheureusement, la fête ne prend pas... » Jean partage  lui aussi cette aversion : « Faites sans moi cette fête surfaite ! Fêter le 31 décembre me procure une certaine angoisse sans que je puisse vraiment l’expliquer. Je n’aime pas l’aspect commercial et conventionnel de la Saint Sylvestre. » 

On l’a bien compris, ils n’ont pas fêté le réveillon jusqu’aux aurores, une bouteille de whisky dans chaque main. Il faut dire que pour beaucoup, le soir du réveillon est aussi le moment de tous les excès : « Plus le temps passe, moins j’apprécie de fêter la saint Sylvestre, déclare Anna. Trop souvent, celui-ci se fini mal, en bagarres ou autres ». Et oui, certains (peu habitués des fêtes ou en phénomène défoulatoire) se lâchent complètement ce soir-là. La première cuite est souvent celle de la Saint Sylvestre (ah, je sens que cela vous rappelle des souvenirs émus !) Peut-être Anna, Jean et Lydie grossiront-ils les rangs du fameux groupe Facebook des anti-réveillons : la « Brigade Anti Réveillon. Pour les gens qui ne supportent pas qu'on leur impose de faire la fête. » Pas très festif tout ça.

Pourtant, certains aimeraient bien fêter le réveillon, eux ! Bernard, médecin, était par exemple de garde le 31 au soir mais à choisir, il est clair qu’il aurait préféré passer les fêtes en dehors de l’établissement dans lequel il travaille. Pas le choix comme souvent, il dinera avec ses patients. D’autres choisissent d’être aux côtés des plus défavorisés le dernier jour de l'année. Quatre bénévoles du Samu social étaient comme tous les jours dans les rues dijonnaises pour distribuer des repas chauds. Pour Paule Denis, responsable de l’association à Dijon, il s’agit d’« un engagement auprès des SDF ». Pour l’occasion, ceux-ci disposent d’un menu amélioré.

Les conseils du Front d’Opposition à la Nouvelle Année

Et pourtant, les occasions de fêter ou de « contre-fêter » le réveillon ne manquent pas. En rejoignant le Front d’Opposition à la Nouvelle Année par exemple ! Comme tous les ans, les militants de ce mouvement très peu sérieux étaient sur les dents dans plusieurs villes de France. Chaque 31 décembre, défiant toute logique, ils se rassemblent dans différentes villes de l'hexagone pour contrer la nouvelle année : «  Depuis 2006, avec l’inlassable patience de ceux qui savent qu’ils ont raison, les membres du Front d’Opposition à la Nouvelle Année – Comité d’Organisation National, réclament l’abolition de la nouvelle année ». Leurs slogans sont des plus spirituels : « 2010, finira comme Elvis.....2010, année du vice .....Si 2010 passe, nous aussi on se casse. »

Et pour ceux, qui ne souhaitent vraiment pas faire la fête, pourquoi ne pas s’exiler à l’étranger le temps d’une soirée ?  En effet, dans les pays avec un calendrier non grégorien mais lunaire ou soli-lunaire, le 31 décembre est un jour comme un autre, le changement d’année s’effectuant à un autre jour de l’année. Et pour remettre d’aplomb les fêtards comme les couches-tôt, un footing est organisé par l’Association des Coureurs sur Route de Dijon au lac Kir à 10h le 1er janvier... Et une, et deux, et bonne année à tous !

Contact :

Association des Coureurs sur route de Dijon
acr.dijon@gmail.com
03 80 72 03 78

2 commentaires

soleil vert, 04 jan, 00:05 :

Réveillon, génocide d'animaux, baffreries de chapons, crevettes destructrices de mangroves, saumons bourrés d'antibios et de pesticides, foies gras (malades). Beurk, quel conformisme, effectivement. Quelle beaufitude, cette orgie de souffrances animales !
Sans parler des piccolages, bitures, bref, une panoplie de futilités pour les poids creux qui ont l'impression d'exister un soir...en se remplissant la panse...

Rachid le Timide, 02 jan, 15:57 :

on peut aussi rejeter l'impérialisme du calendrier chrétien,et choisir une autre date pourfêter la nouvelle année comme le font lesbouddhistes,les juifs ou les raéliens...

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