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ven 03 sep 10
Six grands projets de construction de logements à Dijon
Dans un article paru sur dijOnscOpe en décembre 2009, "Allées du Parc : des riverains inquiets", une association d'habitants protestait contre le projet de construction d'immeubles en lieu et place des tennis du Carrousel à Dijon, se plaignant notamment de ne pas être suffisamment informée sur la question par la Mairie. Depuis, dijOnscOpe a contacté Pierre Pribetich, vice-président du Grand Dijon, adjoint au maire de Dijon délégué à l'urbanisme et président de la Semaad*, afin de faire le point sur les différents projets de construction en cours dans la ville. L'occasion est donnée de préciser pourquoi il est possible de communiquer sur certains de ces projets et pas d'autres...
"Et bien que je ne veux pas saccager la ville... J'en ai assez d'être qualifié de bétonneur ! Nous (la mairie) menons des projets de qualité et nous avons de belles opérations à notre actif. Boulevard Kennedy par exemple, nous avons construit derrière une très longue rangée d'arbres : je ne massacre rien. De même, personne ne veut toucher aux Allées du Parc ! Je crois que les gens ont peur de la construction et même, ils ne veulent pas que l'on construise... Si vous saviez ce que j'ai entendu sur le 65 avenue Victor Hugo, alors que les gens se sont battus pour y habiter ensuite ! Cette adresse est d'ailleurs l'exemple même de l'action politique : valoriser le patrimoine et créer de la mixité en proximité. Quant aux maisons sur le toit Junot, on m'a assuré qu'elles ne se vendraient jamais. Ce sont pourtant les premiers lots à être partis !
Quand je dis que les gens ont peur, je l'explique par le traumatisme qu'ils ont gardé des années 60 où l'on construisait des logements industriels. En 2010, les constructions sont de qualité : les logements sont bien isolés, en basse consommation... Mais ces inquiétudes ne justifient pas de communiquer à outrance. Tout d'abord parce qu'il y a des procédures à respecter mais aussi parce que je suis très prudent sur la question : je communique en effet très peu car je crois qu'il faut le faire une fois que les projets ont pris forme. Vers la rue Chevreul par exemple, nous sommes dans le pré-projet. Nous ne pouvons donc pas tellement en parler. Il faut bien que les idées germent et que le projet s'affine...
Il faut construire 1.000 logements tous les ans à Dijon pour maintenir la population et l'accroître. En dix ans, il en faut donc 10.000. Et il y a 7.000 demandes de logement à loyer modéré en attente. Je peux donc vous affirmer qu'absolument toutes les parcelles intéressantes de cette ville seront utilisées intelligemment. Car moi, j'ai la responsabilité de faire avancer les choses."
- Lotissement Hyacinthe Vincent (ancien hôpital militaire à Dijon)
Le projet est porté par la Société nationale immobilière (SNI) et comprendra 532 logements dont 261 en accession. La moitié sera des logements à loyer modéré et certains seront en accession aidée (sous forme de location-accession par exemple) ou en accession abordable (= à prix abordable). Il s'agira d'un éco-quartier : les parkings seront mutualisés, tous les bâtiments seront en basse consommation, un espace boisé type parc à la française sera créé. L'opérateur étant en phase d'aménagement, deux à trois années de construction sont prévues.
- Le programme Seger Elysée Darcy (rue Devosge et rue Audra à Dijon)
Le promoteur immobilier Seger a d'ores et déjà démarré la construction de 91 logements, dont 30 % à loyer modéré (gérés par l'Opac) et 70 en accès libre. Deux à trois années de construction sont prévues.
- Opération Epirey (ancien collège situé aux Grésilles à Dijon)
Le projet est porté par Villéo-promogim et sera constitué d'environ 180 logements, dont 25 % à loyer modéré, 13% en accession aidée, 29 % en accession abordable, 33 % en accession libre. Deux années de construction sont à prévoir.
- Opération Heudelet 26 (situé derrière le siège de l'agglomération dijonnaise)
L'ensemble comptera 280 logements dont 40 % de location à loyer modéré, 5% en accession aidée, 25 % en accession abordable et 30 % en accession libre. Un cabinet d'architectes dijonnais, Studio Mustard, a travaillé à la réflexion de cet éco-quartier. La Semaad, qui porte le projet, compte environ trois années de construction.Â
- Mansart (boulevard Mansart)
L'opération, privée, créera 130 logements dont 15% à loyer modéré, 23 % en accession abordable et 62% en accession libre. Le projet prévoit trois à quatre ans de construction.
- Opération dite Grand Sud (autour de l'avenue Jean Jaurès)
Pierre Pribetich travaille sur ce projet depuis la fin du premier mandat du maire de Dijon. A ce jour, l'ensemble devrait créer environ 2000 nouveaux logements.Â
- Opération Mont-Blanc - Abattoir- Maraicher (en réflexion)
"Avec le maire, nous travaillons sur cette zone. Mais nous n'en sommes qu'aux premières procédures", indique Pierre Pribetich.
* Société Economique Mixte d'aménagement de l'Agglomération Dijonnaise.
6 commentaires
Derniers commentaires
JM en quoi la perte des terrains des tennis du carousel agit-elle sur la perte de terres arables puique ces terrains sont déjà en pleine ville et donc déjà inutilisables par l'agriculture, personnellment je préfère un immeuble 80 logement en ville quitte à perdre un espace vert (plutôt privé d'ailleurs), plutôt que de construire toujours plus loins des résidence pavillonaires bouffeuses d'espace et immondes! Tous les programmes de constructions de la ville sont régis par le PLU qui est entré en vigueur en janvier 2010, et là les textes sont très stricte pas de construction au delà d'un cercle de 10/15 km de diamètres autours de Dijon. le potentiel de terrain de dijon intra muros est encore immense, mais les prix décollent, la construction de 1000 logements par an doit permettre de métriser cette envolé des prix, sur la base de l'offre et de la demande! Ainsi plus l'offre est grande plus les prix baissent, ou alors pour que ceux ci baissent il faudrait diminuer la demande comme lors de la crise! mais bon l'Humain admet plus le développement que la régression!
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La tactique est bien de ne pas communniquer trop tôt, mais surtout le plus tard possible. On comprend pourquoi?
« Il faut construire 1.000 logements tous les ans à Dijon pour maintenir la population et l'accroître. »
Je suis en désaccord profond avec l'idée qu'une ville doive grandir !!!
Loger tout le monde, Ã prix correct, oui !
Habiter un quartier avec partout de la végétation et de l'eau (comme en Allemagne par ex), pouvoir travailler et faire mes courses à proximité, trois fois oui !
Mais même nos élus ont finit de grandir, seraient-ils moins attractifs pour autant ?
Plus les villes sont grandes, plus elles sont polluées, bruyantes, chères, moins sûres, anonymes ...
Inhumaines quoi ! Rappelons que la France perd une surface proche d'un département en terres cultivables chaque année. Rétablir les ceintures maraichères des villes, qui ne sont autonomes en rien (ni en énergie, ni en eau, ni en matériaux, ni en alimentaire ...) est une urgence vitale !
Je vois aussi passer le mot « parking ». étonnant pour des logements neufs !
Dans une ville bien desservie par les transports en commun, pourquoi dépenser une fortune à faire des parkings, qui comme les lino sont des aspirateurs à voiture très rapidement saturés !
Je me souviens des propos de début de 1° mandat de François Rebsamen, « la ville accueille chaque année 1 000 voitures supplémentaires ».
Donc logiquement, faudrait penser à dire stop, c'est plein ! et vite !!!
Par exemple, Genève a un périmètre avec 0 place / logement, un autre avec avec 0,5 place / logement. Parking évidemment revêtu, pour toute nouvelle place (dans la mesure du possible), d'un revêtement perméable (ça c'est pour la bonne gestion de l'eau). Et pour les vélos « 6 : Pour les vélos dans tous les périmètres, il y a lieu de prévoir 1 place pour 100 m2 de surface brute de plancher. En règle générale, les places pour vélos doivent être facilement accessibles, aisées à surveiller et équipées contre le vol. Lorsque les places se trouvent à l'extérieur, elles doivent être abritées et situées à proximité immédiate des allées d'immeubles. » www.ge.ch/legislation/rsg/f/s/rsg_L5_05p10.html
Et un meilleur exemple en Autriche, avec l'immeuble Bike City à Vienne : 99 appartements, avec 55 places voitures et ... 330 places vélos ! Les ascenseurs sont accesibles aux vélos, et un local vitré vélo et poussette vous attend à chaque étage.
Qu'en retenir ? Que c'est issue d'un choix politique fondé sur l'engagement de deux élus (rose et vert), avec dans l'ilôt une mixité habitat social/habitat privé. Et que c'est REELLEMENT beaucoup trop : 1/3 seulement des parkings est occupé. Donc 20 parkings pour 99 appartements suffisent, soit 79 parkings économisés à 12 5000 E pièce (prix France) = 987 500 E. Avec ce budget bonus, vous construisez au standart passif ou bâtiment à énergie positive, avec des charges de l'order d'un Euro / m2 / an. Imparable !
Source Revue EcologiK n°11 – oct 09 (j'espère bien que la mairie, le grand Dijon et notre élu à l'Urbanisme sont abonnés !) www.avivre.net/~avivre/Avivre/category.php?id_category=21
J'aimerais bien savoir si il y a effectivement 7000 demandes de logements en attente. En effet, hier dans le Bien Public on pouvait lire que bientôt il y aurait une liste commune pour les demandeurs de logements sociaux car actuellement ils sont sur 2 - 3 - 4 listes, voir plus. Ne seraient-ils donc pas compté plusieurs fois dans les 7 000 ? La Mairie de Dijon n'a d'ailleurs pas donné de chiffres précis dans cet article. D'où sortent-ils aujourd'hui ?
D'autre part, je suis d'accord, il faudrait peut être commencer par se pencher très sérieusement sur le problème des logements vides.
@Edouard : par simple curiosité, d'où tirez vous les chiffres que vous avancez ? Visiblement, la Mairie s'en occupe déjà un peu.
blogs.lexpress.fr/barbier/2009/12/logements-vides.php : A Dijon, des inspecteurs repèrent les logements vides, vérifient qu'ils ne sont pas mis en location, puis les propriétaires sont contactés et, le cas échéant, s'ils n'ont pas d'explication, taxés. "J'ai un marchand de biens qui possède 500 logements sur la ville, explique Rebsamen. Il vit des plus-values sur leur revente et n'a pas besoin de les louer."
Construire 1000 logements par an pour pallier a l'accroissement de la population ? et que fait on des 4000 a 5000 logements vides a Dijon ! il pourrait etre judicieux de s'atteler d'abord a ceux la plutot que d'en construire des nouveaux à tire larigot...