La pauvreté dans le monde du travail l Partie 1/2

Chefs d'entreprises, ces nouveaux pauvres ?

par Hanaë Grimal | dijOnscOpe | mer 03 mar 10 | 08:59

L'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale (ONPES) a remis son rapport sur la pauvreté au gouvernement jeudi 25 février 2010. S'il souligne que huit millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté, sans doute ne compte-t-il pas tous les chefs d'entreprise qui ne touchent plus leur salaire en attendant de voir passer la crise. Étrange [...]

Abonnez-vous pour avoir accès à cet article immédiatement !

Abonnez-vous à dijOnscOpe à partir de 5 €/mois. Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout dijOnscOpe !

Je m'abonne

En savoir plus ici (PDF)

Déjà abonné ? Identifiez-vous

16 commentaires

Thomas, 27 avr 10, 19:00 :

Perso je suis gérant de deux magasins et je génère un CA de 500000 euros. Première chose je touche en ce moment 500 euros par mois, 2 eme je vis dans un appart de fonction au dessus d'un magasin donc aujourd'hui on peut dire que je me bat pour garder un toit. J'ai embauché 2 vendeurs, deux incapables irresponsable, deux mecs qui viennent me voire vachement motivé jusqu'au CDI, 2 trous du cul quoi. 3000 euros par mois et un salaire normal pour un gérant ??? si tu n'as pas d'ambition c'est ton problème et seulement le tient va construire une cabane dans les arbres. Moi perso quand je vois un syndicaliste dans la rue j'ai juste une envie c'est de lui cracher à la gueule car c'est lui le vrai responsable de la délocalisation... Arrêtez de chercher du travail mais trouvez en un et au lieu de vous plaindre de votre patron respectez le et il en fera autant avec vous.

Signaler
Gaël, 04 mar 10, 17:22 :

Une petite imprécision s'est glissée dans l'article. Disons, dans une citation, et qui n'a pas été relevée.

"Si être pauvre, c'est vivre avec 60 % des 908€ du revenu médian"

On comprend que le revenu médian est de 908 euros, et le seuil de pauvreté de 60% de cela, soit 545 euros.

Le seuil de pauvreté est bien de 60% du revenu médian, soit 908 euros.

Le revenu médian, quand à lui, est donc d'environ 1513 euros.

Signaler
luludja.cali, 04 mar 10, 01:02 :

"dites donc "lalarib" (pour reprendre vos mots), c'est quoi cet amalgame "lulu roberto" ? on se connaît ? facile les pseudos... lalarib travaillerait-il à dijonscope pour proposer une interview ?!! alors oui, cotisation aux assedics mais pour un montant de 500€ déclaré par "roberto", le calcul est vite vu et le montant faible. beau débat qui ne fait qu'accentuer le vieil adage : diviser pour mieux régner !

Signaler
Rion71, 03 mar 10, 23:09 :

Excusez-moi mais c'est justement le jeu, non ? Ca marche en temps de boum économique, ça ne marche en temps de crise, c'est comme ça... Sinon entrez dans la fonction publique mais vous aurez de moins en moins la sécurité de l'emploi et toujours pas plus de salaire ! Tout le monde en bave, mais la plupart des gens n'ont jamais connu un salaire à 3000 euros...

Signaler
gérard , 03 mar 10, 22:05 :

Pffffffffff , et que dire des société qui se casse le cul a respecté le service aux clients et qui du jour au lendemain se retrouve sur la paille ????.Demandé a la société Elancia qui depuis des années livre du pains aux services public et privé du pain au ma xi rabais (pain livré en temps et en heures au moindre coût +mise en sacs hygiènes comprise, pratiquement servis dans la main ) et bien même eux se casse la gueule(rupture de contrat).Merci . (8)------>18 licenciements grâce a vous !!(services des hôpitaux) et merci pour ceux du Jura + 1 EMPLOI (pour qualité moindre)

Désormais je suis contre le service public !! ils ne son plus a leurs place, et bride depuis fort longtemps ceux qui bosse dans le privé ,leurs retraites et leurs sûreté de l'emploi n'est pas logique (la preuve) Je suis dégoûté et de les entendrent Nous la crise ho ho ho sa tombe tous les mois haha

Signaler
Pouc, 03 mar 10, 19:28 :

La crise continue,effectivement,à générer de nouveaux pauvres et compris chez des petits entrepreneurs. D'autre part il vraiment triste de voir d'anciens salariés devenir,avec peu de moyens et d'expérience,chefs d'entreprise. Leur démarche est louable dans la situation où parfois ils se trouvent,néanmoins,ils sont mal renseignés,à mon avis, sur les conséquences en cas d'échec. En tant que conseiller du salarié,je me rends très souvent,dans des moyennes et petites entreprises qui, pour des raisons financières licencient leur personnel.Bien sur,elles font,pour la majorité, de la sous-traitance et subissent la loi des sociétés donneuses d'ordre et très friandes de profits. Ce qui me fait rager, c'est que certaines se sont enrichies par le passé tout en exploitant à outrance leurs salariés. Maintenant en difficulté, elles se débarrassent à peu de frais de ces mêmes salariés. Peut-être un jour des "petits patrons" feront-ils cause commune avec leurs salariés pour défendre "leur" entreprise ? Le jour où ils comprendront qu'ils ne sont, comme leurs salariés,que de la matière exploitable. Pour l'heure,on continue de plus belle à CAPITALISER LES GAINS ET A SOCIALISER LES PERTES. C'est un mauvais calcul, vous le savez, et un jour au l'autre, toute la société payera les dégâts.

Signaler
gg, 03 mar 10, 18:25 :

C est tres bien Hanae ...

Signaler
Renée, 03 mar 10, 14:56 :

80 % des entreprises qui se créent en France le sont du fait d'une seule personne qui crée son propre emploi. S'il y a les entrepreneurs par défi, il y a malheureusement, les entrepreneurs par dépit, qui n'ont d'autres solutions car n'ayant pas accès à des emplois durables.
C'est un leurre de faire croire qu'en créant son entreprise, on va s'enrichir. Nombre d'entrepreneurs sont effectivement des entrepreneurs pauvres.
Le statut de l'autoentrepreneur est également une tromperie sans nom. Faire croire que l'on peut créer son entreprise sans payer de charges... car si pas de cotisations, pas d'indemnité et donc pas de retraite ! Avant de créer son entreprise, il est nécessaire de bien se faire accompagner par des structures de type CCI, Chambre des Métiers, mais également les boutiques de gestion, les pôles d'Economie Solidaire, les coopératives d'activité et d'emploi. Pour en savoir plus, n'hésitez pas à vous renseigner sur le site : J'entreprends en Bourgogne (version papier du guide du créateur également disponible).
Enfin pour conclure, ne tombez pas dans cette vision politique qui vise à opposer les citoyens entre eux. Bien sûr il y a des patrons voyous, mais ils ne sont pas légion. La grande majorité des entrepreneurs sont de belles personnes qui oeuvrent pour rendre leur territoire plus attractif et dynamique. N'oublions pas non plus le statut coopératif qui permet aux salariés d'être "patrons" de leur propre entreprise.
Le seuil de pauvreté en France est de 880 € soit 8 millions de personnes dont 2 millions d'enfants.

Signaler
marcel, 03 mar 10, 14:37 :

ne confondons pas les grands patrons et les petits ! ceux qui à la tête d'un commerce sont seuls et se débattent actuellement pour survivre ! et s'octroient un salaire si la trésorerie le permet ! faute de gestion ? ou envie de continuer ? car si le commerce tombe ils n'ont pas droit au chômage car ils étaient "patrons" et qu'il leur reste quoi ? il est certains que l'on parle plus des dirigeants de LVMH, l'Oréal, ERDF, .... mais ils sont nettement moins nombreux que tous les autres dont les soucis sont pourtant nettement plus importants. mais "casser" du patron a toujours fait du bien, alors continuons !

Signaler
Aime, 03 mar 10, 12:24 :

En effet je connais aussi des patron qui aujourd'hui emploient 20 personnes, se battent pour leur entreprise, mais ne se versent aucun salaire depuis 18 mois ! Et non, ils ne vivent pas de leur bas de laine, mais parfois de la revente de leur logement. Parce que du travail ils en ont, mais de la marge aucune. On peut dire qu'il suffit de licencier, mais alors on doit refuser du travail et cela donne des signes très négatifs au marché ... dont on attend une reprise ... un jour.

Bref, on peut taper sur les patrons, c'est tellement facile, mais il ne faut pas oublier que sans eux, il n'y a pas d'employés, et que les salaires qu'on entend aux infos ne concernent qu'une très infime minorité des dirigeants.

95% des entreprises Françaises possèdent moins de 50 salariés. Et quand elles crèvent personne n'en parle aux infos. Hors elles sont nombreuses en ce moment et cela détruit bien plus d'emploi que les quelques fermetures médiatisées.

Signaler
luludja.cali, 03 mar 10, 11:31 :

"lalarib", adressez-vous à la rédac chef pour une interview.

Signaler
Ordin'R, 03 mar 10, 11:24 :

De mémoire, seul le gérant majoritaire (et +) est sans couverture Assedic alors même qu'il y cotise. Ne jamais oublier qu'une entreprise en difficulté doit être soignée... traiter, hélas parfois amputer plutôt que mourir mais REAGIR ! ne pas se verser de salaire, sauf ces charges payées pour maintenir la couverture sociale, se comptabilise donc en dette de l'entreprise pour un reflet sincère de l'état de l'entreprise mais aussi pour faire valoir cette créance prioritaire qu'est un salaire... sauf à ce que ne pas s'en être versé constitue une faute de gestion et ouvre jusqu'à l'action en comblement de passif par les dirigeants de sociétés à responsabilité limitée (théoriquement au capital) ! Reste que le prix du risque est outrancier, le coût du travail est suicidaire, les charges fixes intolérables : la variable TVA ne se paie au moins que sur le chiffre effectivement réalisé. C'est en plus un réhausseur de compétitivité des produits intérieurs quand les produits extérieurs ne peuvent pas en déduire. Elle permet en plus de moduler sur les besoins de base, hélas aussi très "effectivement" représentatifs chez Les Restos du Coeur...
Humble avis désappointé tentant de résister "c'est effectivement au coeur de la crise que, à défaut d'anticipation, la refonte doit se faire mais aussi que ça passe ou ça calme !

Signaler
lalarib, 03 mar 10, 10:36 :

Dites donc les "lulu-roberto", j'aimerai bien savoir qui travaille à temps plein pour moins de 500 Euros sans cotiser aux assédics ?
Si c'est l'un d'entre vous je suis sûr que Dijonscope sera intéressé par une interview...

Signaler
Roberto, 03 mar 10, 10:21 :

Tu parles d'un sujet !!!
Si on qualifie les chefs d'entreprise de nouveaux pauvres...comment appeler ceux qui travaillent pour moins de 500€/mois ? des ultra-pauvres ?des méga-pauvres ?Une seule crainte pour eux : ne pas devenir SDF !!!

Signaler
luludja.cali, 03 mar 10, 10:16 :

alors là, je me marre. les patrons, des nouveaux pauvres ? et tous ceux qui vivent avec encore moins que "60 % des 908€ du revenu médian" ??? combien sont-ils à travailler pour ne gagner que des clopinettes ??? même pas assez pour subvenir à leurs besoins aussi primaires qu'avoir un toit pour dormir ou à manger ?.... l'écart se creuse entre les riches et les pauvres. aucun intérêt de larmoyer sur le sort d'un patron qui affiche un salaire de 3000€ officiel, auquel il ne touche plus aujourd'hui mais avant ? il n'a pas eu le temps de se faire une belle réserve de fric ??

Signaler
Flûte alors... , 03 mar 10, 09:38 :

Oh, flûte ! Si les plus riches ne sont plus riches, mais où va le monde,je vous le demande ? Au moins, on est toujours le pauvre de quelqu'un...

Signaler
Déposez un commentaire

Cher lecteur,

Vous devez maintenant être abonné afin de publier des commentaires sur dijOnscOpe. En savoir plus ici (PDF).

Dans la même catégorie :

^ Haut de la page