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9 commentaires
Derniers commentaires
@avanti
Dans les très grandes entreprises du CAC 40, vous oubliez que les actionnaires sont souvent des personnes qui mettent leurs économies sur une ou deux sociétés.
Allez voir les AG des grandes sociétés !
D'autre part, on l'oublie, mais les premiers actionnaires en nombre, dans ces sociétés du CAC 40 sont en général le personnel de la société, par le biais de l'intéresseement. Cela représente très souvent toutes leurs économies.
Ce ne sont donc pas des ploutocrates sanguinaires affamés de de toujours plus d'argent...
Les petits actionnaires jouent un rôle important dans la vie des sociétés, rappellez vous dans le raid de BNP PARIBAS contre la Société Générale ! Ce sont les petits actionnaires qui ont refusé la vente de leurs actions à un prix fabuleux pour conserver leur confiance aux dirigenats d'alors.
Il est de bon ton, politiquement correct, d'opposer les intérêts de l'actionnaire à ceux du salarié... les deux sont respectables, car la survie de l'entreprise est primordiale pour les deux. La sauvegarde de l'emploi des salariés est du même ordre que la vie du retraité actionnaire qui attend ses dividendes pour vivre un peu mieux.
Du point de vue éthique, management de société, des questions importantes peuvent surgir dans l'activité des sociétés:
- quand vous vendez du vin ou des alacools, alors que vous savez les problèmes liés à leur usage.
- quand vous vendez du tabac...qui va engendrer le cancer du poumon de plus de la moitié des clients...
- quand vous fabriquez des armements...
- quand vous vendez des voitures...dans lesquelles les gens peuvent mourir.
Pas simple...
Regardons nos édiles municipaux et régionaux qui se sont battus becs et ongles, pour le maintien de la BAO 102...mais qui ne voteront pas le budget de la Défense Nationale à l'automne.
Sont ils cohérents ? D'autant que son maintien coûte un fric fou à l'Etat ( nos impôts) et que sa suppression interviendra un jour ou l'autre.
Les contribuables ne sont ils pas aussi des actionnaires de l'Etat ?
@ Fanfandor : tout-à-fait ! et d'ailleurs, les PME - c'est-à-dire, chez nous les petites entreprises - n'ont pas les mêmes problèmes ni les mêmes questions de management que les grandes et reposent souvent sur les épaules, le projet et l'energie du fondateur-dirigeant. Pas les mêmes mondes, donc, jusqu'au jour du rachat, du remboursement, de la disparition de la grande enteprise dont on était fournisseur. Les pme font aussi partie du système et en subissent les effets. Vous soulevez aussi la question de la responsabilité sur les biens propres : essentielle question en effet, mais qui ne trouble le sommeil, et pour cause, ni de l'actionnaire, ni du dirigeant de la SA cotée. Me trompe-je ?
@aventi
Quand un créateur d'entreprise est obligé d'emprunter pour constituer une partie du capital, lors d'une fermeture brutale, il perd tout et doit rembourser ses emprunts.
Je vois sous mes yeux un jeune qui a repris une entreprise bourguignonne qui vient de se prendre un impayé gigantesque sur un chantier terminé payé à 30%...Son client lui même a perdu un marché à l'exportation.
Il perd et n'a pas droit aux ASSEDIC...
@fanfandor,
précisément, quand l'actionnaire revend ses actions, l'entreprise meurt : responsabilité non nulle et jamais assumée de l'actionnaire... et il ne perd pas "tout", ni ses biens, ni son boulot, ni ses meubles, mais seulement le cours de l'action moins sa mise de départ. Il ne perd donc, au pire, qu'une partie de sa mise de départ. dont il faudrait déduire les bénéfices qu'il a fait durant des années avant de revendre. Donc certes, l'entreprise a besoin des fonds des actionnaires mais lui n'est pas un risque tout. Et je dis qu'il est parfois trop gourmand parce que la fiction qui veut que l'entreprise existe pour son profit l'a rendu ainsi.
Il ne s'agit pas pour moi de vouer aux gémonies (ou à St Benoit) actionnaires, managers et politiciens, dont certains sont à la fois méritoires, bien intentionnés et terriblement susceptibles parce que le malaise est profond. je crois que la réforme ne peut être seulement interne à l'entreprise : elle concerne un système - le marché, les parties prenantes, et effectivement, ô combien, les externalités, environnementales, mais pas que... au plaisir d'en discuter, sincèrement, car la question est passionnante.
@aventi
Quand on crée une entreprise, l'actionnaire est un épargnant qui préfère placer son argent dans un projet à risques plutôt que dans des Bons du Trésor...Ce risque est de tout perdre en cas d'échec de l'entreprise ou de faire des profits.Ce risque mérite donc une rémunération qui doit être supérieure à la rentabilité d'un Bon du Trésor augmentée de la prime de risque déterminée par l'entreprise, son secteur, sa concurrence, les lois et réglements qui organisent sa vie...
Accepteriez vous que l'épargne des livrrets de caisse d'épargne n'ait pas la garantie de retour du capital ?
Ce risque est pris par les actionnaires ! C'est politiquement correct de vouer aux gémonies les actionnaires, mais quand ils se retirent d'une netreprise, celle-ci meurt.
Le deuxième pilier d'une entreprise est d'avoir des clients. Il faut les trouver, les satisfaire, qu'ils vous paient ( pas si facile que ça, de nos jours) et qu'ils reviennent.
Si ils n'achètent plus l'entreprise fait faillite.
Le troisième pilier est le personnel : il faut que le personnel soit bon, et que l'entreprise se comporte de façon correcte vis à vis des salariés ( salaires, intéressement, formation, conditions de tarvail...).
On peut aussi rajouter à cette définition, que l'entreprise veille, dans son exercice, à ne pas dégrader son environnement.
A partir de là, un entreprise doit définir ses valeurs, qui lui sont propres et obéir à une éthique.
La première exigence : être honnête et respecter les lois.
J'ai suivi les travaux d'un groupe de travail " GANAGOBIE" sur le management éthique, où le sparicipants dirigeants d'entreprise s'engageaient à mettre en oeuvre les principes de al doctrine sociale de l'Eglise.
C'était organisé par l'abbaye éponyme, dans le sud de la France.
Il se trouve qu'au bout de quelques années, quand on faisait un benchmark avec leurs concurents, la rentabilité de ces entreprises à éthique étaient plus rentables que les autres.
Il faut que tous ces acteurs soient heureux: les actionanires, les clients et les personnels !
J'ai été en charge d'écrire les principes de gouvernance d'une grande entreprise française dont j'étais le DGA.
Le document final a été qualifié de "révolutionnaire " par mes collègues du comité de direction. Je m'étais inspiré d'un document vieux de dix siècles: la Règle de Saint Benoît qui régit les monastères.
Un principe important y figure , celui de la subsidiarité...facile à dire, difficile à mettre en oeuvre.
Cela consiste à laisser prendre les décisions au niveau les plus adéquat, qui doivent respecter les règles évoquuués plus haut,pour faire marcher l'entreprise !
Beaucoup d'entreprises, contrairement à ce que vous pensez, peut être par méconnaissance de leur monde, pratiquent un management éthique...
Le pouvoir politique a des leçons à recevoir en matière d'éthique: que penser de tel ou tel responsable politique, qui, qund il vient d'être élu vire systématiquement les responsables nommés par l'ancienne mandature(suivez mon regard !) ?
Par exemple, dans le management éthique, comme un général qui ne choisit pas ses soldats pour aller à la guerre, on s'engage à ne pas virer les gens quand on est nommé à la tête d'une entreprise
Intéressant article qui m'inspire deux questions :
Question n°1 : peut-on vendre avec éthique des mines, des paris en ligne ou des clopes ?
autrement dit, quid de la nature de ce qui est produit, indépendamment de la moralité pratique des collaborateurs
Question n° 2 : est-ce compatible avec l'idée qu'une entreprise est faite pour faire gagner de l'argent à ses associés et actionnaires ? autrement dit ne faut-il pas d'abord redéfinir ce qu'est une entreprise, simple machine à sous ou production collective ayant un sens "en soi" plus important que sa valeur vénale ?
l'espoir fait vivre...
il est pas étonnant de voir sortir ce genre d'études chimérique des ESC.... est il possible d'envisager la recherche de profit éthique ?? quand on voit ce qui se passe sur les marchés mondiaux, l'ingérence économique, le néo colonialisme libéral... on se dit que le management éthique, considérant que ce n'est pas une nouvelle oxymore, c'est vraiment pour se donner bonne conscience...
En tout cas, belle entourloupe sémantique c't'affaire, j'imagine que MCA a un bel avenir devant elle a rendre éthique un monde déshumaniser...
bravo bravo à une de mes collègues de l'ESC !