L'université de Bourgogne publie ses chiffres d'insertion

Insertion professionnelle : La fac, c'est l'arnaque ou pas ?...

par Hanaë Grimal | dijOnscOpe | jeu 25 nov 10 | 08:46

"Le taux de réponse obtenu ou l'effectif était insuffisant pour que les résultats soient jugés exploitables (

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11 commentaires

Aurélie, 01 fév 11, 13:24 :

Une sélection dès l'entrée à la fac ! Là je suis d'accord. Du moins, un minimum... Aujourd'hui on laisse rentrer tout le monde à l'université, avoir son bac n'est pas forcément une preuve de sérieux ou de travail, c'est le dossier scolaire qu'il faut étudier avant de laisser entrer n'importe qui ! La sélection est indispensable si on souhaite que les universités soient plus reconnues par les entreprises. De plus ça éviterait à ceux qui entrent à la fac de se laisser perturber par ceux qui l'ont intégré simplement pour s'occuper. La sélection à la fac se fait aux examens, mais ce n'est pas suffisant car peu reconnue et valorisée par les employeurs.

Mais je suis contre l'augmentation des droits d'inscription, que fait un étudiant de bon niveau, très sérieux et motivé qui n'a malheureusement pas les moyens de se payer une entrée au prix d'"une paire de basket à 200 euros" ? N'oublions pas que les bourses ne sont pas accessibles à tous et à toutes, et que l'inscription à 200 euros ne concernent que la L1. En L2, on tape dans les 350 euros, en L3 également, et l'inscription en M1, tout comme le L2 sont payables environ 500 à 600 euros. La "paire de basket" devient chère là...

La sélection à l'entrée doit se faire sur les atouts et le sérieux d'un étudiant et non pas sur sa richesse et celle de ses parents...

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straight, 26 nov 10, 21:58 :

"Il y a aussi une grosse réflexion à mener, très en amont, sur l'instauration de numérus clausus dans les matières telles que la psycho-socio,l'histoire de l'art, l'archéologie, certaines branches littéraires ou scientifiques n'ayant pas de finalité économique marchande..."

Tout à fait d'accord.

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cassis vin blanc, 25 nov 10, 16:25 :

@pierre

Je vous laisse à votre jeune optimisme.
Mais, comme je l'ai dit, le fossé entre les universités et l'entreprise est encore très grand, bien que des progrès aient été réalisés.
J'interviens en université et je constate le déphasage persistant entre les connaissance théoriques importantes des jeunes sortant de l'Université et le monde de l'industrie sur deux points:
- une entreprise est faite pour gagner de l'argent le plus vite possible, au moindre coût possible.
- le management des hommes et ses dures réalités quotidiennes. Un scientifique n'a eu que très peu d'enseignement à ce sujet. la préparation des budgets est aussi très difficile, par exemple.

Je pense que l'idéologie dominante de faire croire que la culture générale acquise en fac permet des évolutions est de moins en moins vraie, car un jeune changera plusieurs fois d'entreprises et à l'intérieur de celles-ci, plusieurs fois de fonctions.


Il suivra de nouvelles formations dès sa place assise et confirmée dans une entreprise.
L'embauche dans une entreprise d'un jeune diplômé bac+5 ou 6, est un pari, un investissement qui doit être rentabilisé le plus rapidement possible.N'en déplaise aux profs d'université qui voudraient le contraire. Une période six mois est laissée au jeune pour assimiler les connaissances propres au fonctionnement interne de l'entreprise et acqérir le savoir être...au delà, ce n'est pas possible.
Une entreprise a des actionnaires, mais d'abord des clients exigeants , qui veulent les meilleurs produits au meilleur prix...tandis que les actionnaires qui ont mis et risqué leur argent dans l'entreprise recherchent une rentabilité de leur capital supérieure à celle des OAT, augmentée de la prime de risque du secteur industriel.


C'est respectable de ne pas accepter ce système, mais c'est celui des entreprises...qui seront les plus importants employeurs des jeunes sortant de l'Université, compte tenu du gel des créations d'emplois des fonctionnaires, avant la réduction drastique, dans un ou deux ans du nombre des fonctionanires déjà engagés...

Deux options de progressions de cararière s'offrent aux jeunes diplômés:
- la spéacialisation technique, très gratifiante du point de vue intellectuel, peu gratifiante du point de vue financier, risquée en cas de changement technologique.
- les responsabilités transverses. le management de projets impliquant plusieurs spécialités, en général très payant en terme de carrière.

Malheureusement, par manque de savoir être, les universitaires se retrouvent souvent dans les fonctions de spécialités...

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Sésame, 25 nov 10, 13:40 :

Je suis en partie d'accord avec cassis vin blanc :
- oui pour une approche plus professionnalisante des formations : management, gestion des ressources humaines, communication verbale et non verbale : le fameux "savoir être" en entreprise(c'est pourtant le cas de ma formation !)
Mais les étudiants issus de ces formations sont victimes de ces fameux préjugés et mis en concurrence avec les écoles privées (très chères ! : sélection par le porte-feuille !)
- oui pour une meilleure orientation : un CAP, bac pro permet de trouver du travail et gagner convenablement sa vie, BTS et IUT aussi. En revanche un DEUG ou une licence en sciences humaines = pôle emploi ! C'est donc au niveau master que l'on forme les "futurs cadres" ou chercheurs pour ceux qui choisissent cette voie et doivent ensuite poursuivre en doctorat.
Mais je suis contre les quotas d'entrée en première année trop stricts. Une licence en droit, sociologie, philosophie, psycho...offre une véritable grille de lecture, culture générale; bref cela est précieux, mais il faut achever cette formation par un master professionnel ou IUP (sélectifs bien évidemment). Il faut favoriser comme dans les pays nordiques les passerelles entre les différentes formations.
Je suis en revanche totalement contre l'augmentation des coûts d'inscription. Beaucoup d'élèves non boursiers ne pourraient tout simplement pas faire d'études ! Ce serait encore la honte pour ce pays prônant : "liberté, égalité, fraternité".

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NadPic, 25 nov 10, 13:35 :

A celui qui pense que je ss prof, c'est NON,
à celui (le même) qui n'a pas compris mes propos et pense Ô sans raison, que dès qu'on n'est pas d'accord avec moi, je juge : c'est faux. La preuve IL n'a rien compris, mais je ne le juge pas !!
Je n'ai pas à me justifier je vais tenter d'expliquer mieux.
Pour cela facile, je vais rependre ce qui dit un autre internaute dont les propos sont du même acabit que "le" Pascal anonyme de ce matin :
"Mais que ces droits d'inscription soient massivement augmentés pour dissuader les étudiants peu sérieux ou recherchant la couverture sociale d'encombrer les amphis..."

ah d'accord = traduction : si on rend l'accès sélectif par l'argent, on n'aura pas les pauvres et surtout, les pauvres cons qui font, c'est certain, baisser le niveau !!!

"Et en aucun cas, défiscaliser les droits d'inscription. Ainsi les étudiants méritants, et sérieux, mais n'ayant pas des gros moyens pourraient s'inscrire."
Ah ! ça c'est pour la bonne conscience.

Je sais comme le dit très bien "sésame" l'étudiante qui a mis un commentaire ici, que la loi de l'argent est encore la loi existante même en fac alors ?
On retournerait à la FAC pour les riches et ouf, en +, il y aurait + de place...

Bien sûr il y a un problème dans la relation entre études et entreprises (pas seulement à la FAC) : ce n'est pas nouveau, entre études et marché du travail en général c'est sûr, depuis pas mal d'années, MAIS aussi par ricochet évident entre le monde de l'argent et le savoir : ce qui n'est pas la même chose !!! Si ça s'aggrave, c'est que la société libérale s'est posée ds tous les domaines, même celui des études qui sont par le même temps et pour cette raison, ciblées, sélectionnées. La demande se fait au niveau du marché, des entreprises et pas ou plus du côté de la connaissance, de la culture générale, de l'apprentissage ds un domaine. Il y a là une différence subtile...

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Pierre, 25 nov 10, 13:10 :

Vous êtes tombés sur la tête !!!

Aujourd'hui, les universités se rapproche de plus en plus du monde de l'entreprise afin d'améliorer l'insertion professionnelle des étudiants.

Les mentalités évolues également vers une volonté que l'université ne soit plus uniquement un lieu d'apprentissage du savoir mais aussi un lieu où l'on apprend un métier.

Laissez juste le temps aux établissements d'y arriver, Romme ne s'est pas construit en un jour.

Par ailleurs, l'uB met en place plusieurs dispositifs afin d'orienter au mieux ses étudiants et de les insérer professionnellement:
- orientation active
- dispositif de réorientation
- service d'information et d'orientation
- système de rentrée décalée
- plateforme d'insertion professionnelle
- bientôt un réseau des anciens sur le net
- ...

En ce qui concerne les frais d'inscription, on voit bien que vous avez quitté les bancs de la fac depuis longtemps.
Les étudiants "parasites" sont très peu nombreux et une augmentation des frais d'inscription n'aurait que très peu de conséquences sauf celle de faire une véritable sélection sociale.
Vous condamnez la selection à l'entrée des grandes écoles, en augmentant les frais d'inscription à l'université, elle sera pire. Seuls les plus riches et les plus pauvres (graves aux bourses) pourront avoir accès aux bancs de la fac. Mais sachez que la grande majorité des étudiants aujourd'hui est issue de la classe moyenne, celle qui fera les frais que vos volonté.

Actuellement, je suis étudiant en M2 à l'université de Bourgogne. Ma formation est très professionnalisante et c'est pourquoi je l'ai choisi. Plus de la moitié des intervenants sont "extérieurs" à l'université.

Je suis conscient qu'aujourd'hui il s'agit d'un cas isolé mais comme plusieurs l'on déjà dit, les mentalités changent et nos formations vont évoluer.

J'en grand espoir dans l'avenir des universités et en particulier celui de l'uB. C'est en revanche vers les grandes écoles que vos critères infondées devraient se tourner.

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cassis vin blanc, 25 nov 10, 11:50 :

Il se trouve que j'ai effectué une partie de mes études à Dijon, puis plus tard à Dauphine à Paris.
Double formation scientifique , ingénieur et gestion.

J'arrive aux termes de ma carrière professionnelle, débutée comme ingénieur développement...terminée comme DGA d'une société qui a été côtée au CAC 120...Je passe sur une expatriation au siège de la première société mondiale de son secteur à la Division Stratégie et Planification.

J'ai donné pas mal de conférences sur ces domaines, puisque j'analyse l'avenir des secteurs économiques, en vue des investissements à décider pour développer l'entreprise. Ces données sont très utiles à des étudiants ( écoles ou universités) en fin d'études pour les aider à optimiser leur candidature aux sociétés de ces secteurs...


Mon expérience me porte à croire, que, bien qu'il se réduise un peu aujourd'hui, il y a un fossé idéologique entre les enseignants universitaires, et par ricochet les étudiants, et le monde de l'entreprise.
Il y a aussi un fossé d'incompréhension des problématiques économiques des entreprises.

Et , ce qui est très étonnant, il y a un gouffre en ce qui concerne leur vision des relations humaines, sociales dans une entreprise. Dans les milieux universitaires , le management des hommes est peu ou pas abordé. Et les jeunes étudiants sont peu adaptés à manager des équipes de techniciens ou d'employés...

Il y a aussi un énorme problème de "savoir être" des étudiants issus des universités, en particulier dans l'approche avec les niveaux hiérarchiques supérieurs : les relations sont souvent biaisées par un manque flagrant des codes de comportement nécessaires à un relationnel équilibré.

Dans votre article, il est abordé la sélectivité des accès au Mastère II.
Je réponds heureusement, car si tout le monde atteint le mastère final, sans sélection des meilleurs, il y auara une foule de gens avec mastère finalisé, et donc dévaluation du diplôme...

Personnellement, sur le problèmes de droits d'inscrription, je souhaiterais que toutes les bourses des étudiants bousiers soient augmentées du montant de l'inscription.
Mais que ces droits d'inscription soient massivement augmentés pour dissuader les étudiants peu sérieux ou recherchant la couverture sociale d'encombrer les amphis...Et en aucun cas, défiscaliser les droits d'inscrription.

Ainsi les étudiants méritants, et sérieux, mais n'ayant pas des gros moyens pourraient s'inscrire.


Enfin, la sélectivité à l'entrée des facs devrait être stricte , surtout en ce qui concerne les titulaires de bacs pro ou les gens qui viennent des IUT. Les formations secondaires des bacs pro et celle reçue dans les IUT sont des formations à visée professionnelle immédiate et non ouvertes à un processus long.

Il y a aussi une grosse réflexion à mener, très en amont, sur l'instauration de numérus clausus dans les matières telles que la psycho-socio,l'histoire de l'art, l'archéologie, certaines branches littéraires ou scientifiques n'ayant pas de finalité économique marchande...


J'entends d'ici les cris d'orfraie...mais ce sont les réflexions d'un vieux c... qui a roulé sa bosse.

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Sésame, 25 nov 10, 11:34 :

C'est un écran de fumée !
Diplômée depuis plus d'un an (master II professionnel) dans un secteur pourtant porteur, une bonne moitié de mon ancienne promo galère : ils sont certes salariés : caissières, hôtesses d'accueil, vendeurs de vêtements, éternels stagiaires ou rempilant sur de nouvelles formations inutiles (histoire de ne pas avoir l'impression de perdre son temps !)
La méritocratie n'existe plus en France, seuls les fils et filles à papa peuvent se payer des études en grandes écoles et bénéficier de réseau professionnel.
L'heure est grave !

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Ma claque de la fac..., 25 nov 10, 09:58 :

Tout à fait d'accord avec Pascal pour ma part. Mais le propos est tellement méprisé par une certaine dictature intellectuelle, qu'il a tout à fait raison de l'avoir fait anonymement...

Nad pic, pourquoi ne pas avoir le même point de vue que vous reviendrait à ne rien savoir : vous devez être prof pour dire une chose pareille, une prof qui "sait tout" et surtout "mieux que les autres". Je ne veux pas être insultant mais à un moment, il faut bien se remettre en question : il n'y a pas que les méchants entrepreneurs qui sont à l'origine du chômage des jeunes...
Mais j'imagine qu'il est impossible pour vous d'entendre une chose pareille...

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jérémy, 25 nov 10, 09:49 :

Ces chiffres d'insertion professionnelle sont bien souvent impressionnant (+ 90 %) mais il est intéressant de les mettre en perspective avec le fait que :
_ les places en M2 sont de plus en plus sélectives (promo de 25) et beaucoup de M1 se retrouvent sur le carreau
_ les emplois occupés peuvent n'avoir rien à voir avec les études poursuivies : un ex-M2 qui n'a pas trouvé d'emploi dans sa branche au bout de 17 mois et se décide d'aller travailler à Mc Do, sera donc comptabilisé comme "inséré"
_ le niveau de salaire ou les jobs en temps partiels (surtout subis) ne sont pas non plus pris en compte

Comme pour la police, on demande aux Universités de produire des chiffres. Bien sûr elle n'en sort que des positifs car sa notation et sa survie en dépendent mais une fois encore on privilégie le quantitatif au qualitatif... pas sûr que les étudiants français en soient les grands vainqueurs !

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NadPic, 25 nov 10, 09:35 :

En plus d'avoir des propos sectaires au niveau politique et social, le beau parleur se cache sous l'anonymat : quand on a ces propos, on lève au moins la tête pour les assumer !
Quand on ne sait rien de la vie des familles à ce point là, on ferait mieux de renoncer à donner son avis sur études, formations et buts à poursuivre !

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