Un jour, une circonscription | Les candidats face-à-face... (Partie 4/10)

Législatives 2012 | Côte-d'Or : La 2ème circonscription sur le gril (2/2)

par Jérémie Lorand | dijOnscOpe | jeu. 31 mai 12 | 17:19

Voici venu le tour des candidats de la 2ème circonscription de Côte-d'Or, que dijOnscOpe met face-à-face. Avant le premier tour des élections législatives 2012, dimanche 10 juin, les dix personnalités politiques qui se présentent au poste de député ont accepté de répondre à nos questions. Sur un territoire où le président UMP sortant, Nicolas Sarkozy, a réalisé 51,15% au second tour de la Présidentielle 2012, le Front de gauche (FDG) et le Front national (FN) pourraient jouer les arbitres...

Mi-rurale, mi-urbaine, la 2ème circonscription de Côte-d'Or est très ancrée à droite. Il faut remonter aux Législatives de 1981 pour voir un député de gauche être élu. À cette époque, le socialiste François Mitterrand venait d'accéder à la fonction suprême. Pourtant, rien n'est joué d'avance en ces Législatives 2012...

Ancien député européen et adjoint au maire PS de Dijon, Pierre Pribetich mise donc gros et traverse aujourd'hui l'ensemble de la circonscription. Un peu comme Rémi Delatte, le député UMP sortant et maire de Saint-Apollinaire (Lire ici notre agenda de la campagne). Lors des Législatives 2007, ce dernier avait frôlé l'élection dès le 1er tour en recueillant 49,16% des voix et l'avait donc assez logiquement emporté au second tour avec 57,52% des voix face à l'adjointe au maire PS de Dijon, Colette Popard.

Pour contrer ses adversaires politiques, le Modem a choisi d'aligner une valeur montante : Pierre-Louis Monteiro. Proche collaborateur de François Bayrou, il est - à 25 ans - un des plus jeunes candidats du département. Quant à lui, le Front de gauche (FDG) a fait le choix de Najate Haie, par ailleurs porte-parole de Solidarités 21, tout comme Claire Rocher, candidate de Lutte ouvrière (LO). Le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) présente lui la candidature de Camille Perrin.

Du côté des écologistes, Catherine Hervieu, conseillère municipale et conseillère communautaire du Grand Dijon, endosse les couleurs d'Europe-écologie-Les Verts (EELV) face à Patrick Müller de l'Alliance écologiste indépendante (AEI). Le Front national (FN) espère peser de tout son poids dans la bataille et pourrait même provoquer la surprise avec la candidature de Stéphane Bouvier. Enfin, le Parti pirate dispose là aussi d'un candidat, le seul sur le département - à l'échelle nationale, 101 candidats briguent un siège de député ; point fort pour faire connaître le parti.

Selon l'ordre protocolaire, retrouvez mercredi 30 mai les interviews de Catherine Hervieu (EELV), Stéphane Bouvier (FN), Gérald Schwartzmann (Parti pirate), Pierre Pribetich (PS) et Patrick Müller (AEI) ; et jeudi 31 mai, les interviews de Camille Perrin (NPA), Claire Rocher (LO), Rémi Delatte (UMP), Najate Haie (FDG) et Pierre-Louis Monteiro (Modem).

Canton d'Auxonne, Dijon I, Dijon III, Dijon VIII, Fontaine-Française, Mirebeau , Pontailler-sur-Saône.

109.001 habitants en 2008.
23,9% de la population à moins de 20 ans.
21,4% de retraités et 17,4% d'employés.

> Le député sortant est Rémi Delatte (UMP). En 2007, il a été élu avec 57,52% des voix contre 42,48% pour la socialiste Colette Popard. En 49 mois de mandat, il cumule 130 semaines d'activité, selon l'Observatoire citoyen de l'activité parlementaire. Il a signé cent amendements, écrit deux rapports, deux propositions et en a signé 142 (Lire ici).

Dix candidats se présentent sur cette circonscription :

Candidat
Parti
Suppléant
  Camille Perrin NPA Loic Demay
  Claire Rocher LO Jacqueline Lambert
  Najate Haie FDG Jean-Luc Boulegue
  Pierre Pribetich PS Isabelle Castaneda
  Catherine Hervieu EELV Daniel Dion
  Patrick Muller AEI Nicole Pierre
  Pierre-Louis Monteiro Modem Chantal Trouwborst
  Rémi Delatte (Sortant) UMP Anne Erschens
  Stéphane Bouvier FN Annick Morey
  Gérald Schwartzmann Parti pirate Agathe Henandez-Bonnin

Camille Perrin, candidate du NPA sur la 2ème circonscription de Côte-d'Or

Camille Perrin
Nouveau parti anticapitaliste (NPA)


Née le 15 juin 1977
à Semur-en-Auxois (Côte-d'Or)

Assistante maternelle.

Aucun mandat actuellement.

Suppléant : Loïc Demay.

1. Santé/Dépendance.
La circonscription - et plus particulièrement la ville de Saint-Apollinaire - a accueilli pendant cinq ans nombre de ministres et personnalités politiques qui ont visité le centre intergénérationnel, "modèle du genre en France". Annoncée en 2007 par Nicolas Sarkozy, la réforme de la dépendance n'a pourtant jamais vu le jour; Est-ce important pour vous de la rendre effective à travers un dispositif législatif ?

"Ce qu'on nomme pudiquement dépendance a une autre appellation : le grand âge !

Le vieillissement de la population fait exploser les pathologies liées à l'âge : maladie d'Alzheimer, perte d'autonomie motrice, maladies dégénératives... Le nombre de personnes âgées qui ne peuvent plus s'occuper d'elles-mêmes seules augmente, au rythme de 1 % par an environ. Plus d’1 million de personnes bénéficiaires de l'Allocation personnalisée d'autonomie (APA), la principale forme de prise en charge de la dépendance.

L'APA n'est pas la seule dépense liée à la dépendance. Aides aux maisons de retraite, hospitalisations, soins à domicile... la sécurité sociale contribue également à ce financement, notamment l'assurance-vieillesse. Outre que ces allocations ne suffisent pas à couvrir le coût, pour les familles, d'une personne âgée dépendante, qu'elle soit à domicile ou en établissement d'accueil, le financement de ces allocations est en péril. Le nombre de bénéficiaires ne cesse d'augmenter, alors que les ressources de l'État, de l'assurance-maladie et des départements tendent à diminuer.

Des termes significatifs  "Cinquième risque", terme employés par le gouvernement depuis des années ; il fait référence aux quatre branches de la Sécurité sociale existantes (maladie, accidents de travail-maladies professionnelles, famille, retraite), mais s’en démarque d’emblée par le mot "risque". Cette mise à part n’est pas innocente, car en séparant ainsi la prise en charge d’une partie de la population, on découpe une tranche de l’Assurance maladie solidaire et prépare ainsi son transfert aux assurances privées. Une autre réforme est possible et nécessaire. Il s’agit de cesser d’assimiler âge, dépendance et charge financière et de se poser la question globale de comment notre société traite ses "vieux", de quelle place elle leur reconnaît.

La question de la place de la personne en perte d’autonomie dans notre société, quelle qu’en soit la cause (âge, handicap, invalidité), doit être posée. La possibilité de décider de sa vie est un droit fondamental qui doit avant tout être préservé. Il faut affirmer un droit universel à compensation de la perte d’autonomie avec prestations en fonction des différents besoins et non plus d’un niveau de dépendance estimé par une grille. Ce droit n’est pas dissociable d’autres droits : droit à l’accès aux soins avec amélioration de la prise en charge par l’Assurance maladie, extension à des soins actuellement non ou mal pris en charge (dentaires, visuels, d’alimentation, d’appareillage), droit au logement...

Je suis pour une véritable réforme qui permette la préservation de l’autonomie de tous les citoyens, quel que soit leur âge, leur condition sociale dans un cadre solidaire d’un service public."

2. Emploi/Société.
Dans les quartiers comme les Grésilles, à Dijon, le taux de chômage est élevé, la population stigmatisée. La notion de discrimination positive a-t-elle encore un sens tant dans les grandes écoles que dans les administrations ?

"Le problème du quartier des Grésilles, est le même que celui des quartiers stigmatisés dits "sensibles" dans l’agglomération dijonnaise et dans le pays. Concentration de la population pauvre, chômage élevé, notamment chez les jeunes dans ce quartier relèvent des mêmes réponses : la lutte contre le chômage passe par la répartition du travail entre tous en réduisant la durée hebdomadaire, avec maintien du revenu, contre les licenciements. La lutte contre la "ghettoïsation" implique le retour des services publics de proximité, le désenclavement avec des transports publics à des coûts accessibles, gratuits au moins pour les chômeurs.

Les politiques des derniers gouvernements en matière d’éducation ont consisté en une casse méthodique du service public : suppression massive de postes par le non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux (soit plus de 150 000 postes entre 2000 et 2011), remise en cause du statut de fonctionnaires, précarisation des personnels, suppression de toute formation pour les jeunes enseignants, suppression également des dispositifs d’aide aux enfants en difficulté comme les Rased, enseignement privé systématiquement favorisé, réforme délirante des programmes, obsession de l’évaluation des élèves, etc.

Ces attaques en série ont considérablement accentué le caractère très fortement inégalitaire de l’éducation en France. La suppression de la carte scolaire a renforcé la ségrégation entre d’une part les établissements des quartiers populaires qui perdent toujours plus d’élèves et de moyens et d’autre part ceux des centres-villes bourgeois toujours plus dotés par le ministère et qui, face à l’afflux d’élèves, accentuent leur sélection sociale.

Ainsi, la Cour des comptes a récemment rappelé que l’État dépense 50% de plus pour un élève des arrondissements les plus huppés de Paris que pour un élève de Seine-Saint-Denis. Et cela est net dès la maternelle et le primaire : pour les quartiers populaires, la scolarisation des tout-petits est quasiment impossible, les classes encore plus surchargées, les professeurs absents jamais remplacés, etc.

A l’inverse de ces politiques, nous proposons l’embauche massive de personnels (enseignants, conseiller d’orientation, personnel médical,...), la mise en place d’une véritable formation pour les enseignants, le rétablissement et la multiplication des dispositifs de soutien aux élèves les plus en difficulté, ou encore la refonte globale des programmes sous le contrôle des enseignants, des parents et des élèves..."

3. Justice.
L'un des deux premiers assesseurs citoyens de France habite Mirebeau-sur-Bèze. Nicolas Sarkozy a adressé un satisfecit concernant cette réforme, les magistrats restent plus circonspects. Si vous êtes élu(e), allez-vous infléchir la législation en matière de justice ?

"Les assesseurs non professionnels restent marginaux et ne garantissent pas que la justice soit revenue de façon plus équitable. Une des mesures qui mériterait d’être appliquée rapidement serait de donner les moyens pour que les avocats puissent assister dès la première heure de garde à vue. Cela a un coup qui doit être financé. La pratique de la comparution immédiate doit par conséquent être abolie.

D’ailleurs, il faudrait revoir la justice des mineurs comme le demande notamment les magistrats spécialisés et les personnels de la jeunesse.

Quand on ne veut pas stigmatiser une population, il faut s’en donner les moyens financiers pour qu’il y est des interprètes qualifiés auprès des tribunaux."

4. Politique/Immigration.
En 2008, l'Insee a recensé près de 5% d'étrangers dans la 2ème circonscription, ce qui fait d'elle la plus concernée par la question du vote des étrangers. Pensez-vous que la législation doit aller dans le sens d'une plus grande intégration des étrangers en situation régulière ou irrégulière ?

"Qu’est-ce qu’un étranger ? L’intégration des personnes résidentes en situation régulière se heurte à une suspicion de la part des institutions, à plus forte raison le traitement réservé aux personnes en situation irrégulière est inacceptable. Je suis comme l’a défendu Philippe poutou, pour la régularisation des sans-papiers qui par milliers travaillent en France, payent leurs impôts et sont sous-payés par des patrons qui ne respectent pas le droit du travail (Bouygues) et profitent de leurs situations. Le vote des étrangers résidant ne réglerait pas tout mais leur conférait plus d’égalité citoyenne."

5. Politique.
Quelle loi allez-vous porter durant votre mandat si vous êtes élu(e) à l'Assemblée nationale ?

"Je pense aux centaines de milliers d’assistantes maternelles qui se trouvent en situation précaire et qui remplissent un rôle indispensable, c’est pourquoi une loi-cadre pour la création d’un service public de la petite enfance avec intégration rapide pour ceux qui le souhaite un statut de fonctionnaire. Ceci permettrait de donner plus de qualité de services, de garanties aux parents et une continuité de stabilité pour les salaires."

Claire Rocher, candidate de Lutte ouvrière (LO) sur la 2ème circonscription de Côte-d'Or

Claire Rocher
Lutte ouvrière (LO)


Née le 27 septembre 1978
à Dijon (Côte-d'Or)

Infirmière.

Aucun mandat actuellement.

Suppléante : Jacqueline Lambert.

1. Santé/Dépendance.
La circonscription - et plus particulièrement la ville de Saint-Apollinaire - a accueilli pendant cinq ans nombre de ministres et personnalités politiques qui ont visité le centre intergénérationnel, "modèle du genre en France". Annoncée en 2007 par Nicolas Sarkozy, la réforme de la dépendance n'a pourtant jamais vu le jour; Est-ce important pour vous de la rendre effective à travers un dispositif législatif ?

"Il y a en effet de plus en plus de gens qui vivent longtemps et qui à un moment de leur vie ont besoin de l’aide des autres. Aussi le secteur de ce que l’on appelle la dépendance est un secteur qui devrait être amené à se développer, et que la société devrait assumer sans réticences, d’autant plus que la plupart du temps il s’agit de personnes âgées qui ont été des travailleurs, qui ont cotisé toute leur vie, et mériteraient d’être aidées comme un juste retour des choses.

Souvent actuellement ce sont les familles qui pallient comme elles peuvent, mais la société si elle s’en donnait les moyens aurait d’énormes possibilités qu’aucune famille ne peut avoir individuellement. Ateliers mémoire, repas d’anciens, il y a des tas de possibilités que seul un organisme public peut assumer, et cela soulagerait les familles.

Je suis pour tout ce qui va dans ce sens. Maintenant, la législation est une chose, et la pratique une autre. Je suis bien placée pour le savoir car je travaille au CHU où j’ai les conséquences directes des gens âgés pas ou mal assumés, et je sais que la politique de l’État en matière de santé vise à réduire les aides en direction de la population, au bénéfice de tout ce qui peut rapporter de l’argent de la façon la plus mercantile. Alors je doute fort que le courant aille dans le sens d’une amélioration des services de santé. Alors oui, il faudrait une législation pour inverser ce courant, mais aussi que le gouvernement le veuille vraiment, et s’en donne les moyens."

2. Emploi/Société.
Dans les quartiers comme les Grésilles, à Dijon, le taux de chômage est élevé, la population stigmatisée. La notion de discrimination positive a-t-elle encore un sens tant dans les grandes écoles que dans les administrations ?

"Mettre en face du problème du chômage dans les quartiers populaires la solution d’une discrimination positive pour éviter la stigmatisation, comme s’il suffisait de faire rentrer quelques enfants pauvres dans les écoles des riches pour le résoudre, me semble dérisoire, voire ridicule. Le chômage massif que l’on connaît actuellement n’a aucun rapport avec le fait que les enfants des quartiers populaires aillent dans telle ou telle école !

Il manque actuellement des millions d’emplois, et les jeunes ne trouvent de travail nulle part. Face à cette situation, ce ne sont pas des mesurettes symboliques qui changeront la donne, et pourtant c’est une urgence vitale que de remédier à ce problème du chômage. La seule mesure à prendre immédiatement, pour mettre fin à ce fléau, c’est d’interdire tous les licenciements, et de répartir pour cela le travail entre tous les bras disponibles.

Et pour résorber le chômage qui existe déjà, il faudrait des embauches massives dans tous les services publics utiles à la population, et notamment dans les quartiers populaires. Rien n’est plus urgent que cela et, notamment dans ces quartiers, les travailleurs ne peuvent pas attendre. Et si Hollande n’est pas capable de stopper cette avalanche de plans de licenciements, il faudra bien que la population, même dans ces quartiers, se soulève pour l’imposer."

3. Justice.
L'un des deux premiers assesseurs citoyens de France habite Mirebeau-sur-Bèze. Nicolas Sarkozy a adressé un satisfecit concernant cette réforme, les magistrats restent plus circonspects. Si vous êtes élu(e), allez-vous infléchir la législation en matière de justice ?

"La vérité c’est que plus la population se mêlera de justice, moins ce sera la justice de classe que l’on connaît actuellement. Ce ne sont pas un ou deux assesseurs qui auront les moyens de changer la donne, mais si les gens s’en mêlent on pourrait instaurer une justice plus démocratique. Actuellement, la justice est un appareil compliqué, un bel appareil mais au final et malgré toutes les bonnes volontés, chacun sait que les riches s’en tirent le plus souvent et que les pauvres, eux, sont sanctionnés. Les exemples ne manquent pas.

Je ne me prononcerai pas sur les détails des différentes réformes, mais sur la ligne générale je suis toujours favorable au fait que de plus en plus de gens de la société civile se mêlent de justice."

4. Politique/Immigration.
En 2008, l'Insee a recensé près de 5% d'étrangers dans la 2ème circonscription, ce qui fait d'elle la plus concernée par la question du vote des étrangers. Pensez-vous que la législation doit aller dans le sens d'une plus grande intégration des étrangers en situation régulière ou irrégulière ?

"Dans mon propre milieu de travail, une grande partie de mes collègues de l’hôpital, y compris des médecins, sont étrangers. Et il ne me viendrait jamais à l’idée au travail de ne pas les considérer d’abord comme des collègues. Tous ces médecins, personnels soignants, ou d’entretien, il ne me viendrait pas à l’idée de les voir autrement. Et eux-mêmes ne font pas de discrimination lorsqu’ils soignent quelqu’un. Dans un hôpital, une telle discrimination serait une honte.

Pour moi, la discrimination raciale que l’on impose aux travailleurs immigrés, qui viennent travailler ici, avec et pour des Français, qui soignent le cas échéant des Français, est une honte. Ce sont avant toute chose des travailleurs. Tous ceux qui sont installés en France et qui y travaillent devraient évidemment avoir le droit de vote. Ils vivent les mêmes vies que celles de mes autres collègues font le même travail, il n’y a aucune raison qu’ils n’aient pas les mêmes droits de citoyens."

5. Politique.
Quelle loi allez-vous porter durant votre mandat si vous êtes élu(e) à l'Assemblée nationale ?

"J’ai très peu de chances d’être élue, et ce d’autant plus que ce que je défends dans ces élections vise avant tout à préparer l’avenir, quelle que soit la future majorité à l’Assemblée. L’important sera que les travailleurs ne soient pas les victimes des plans d’austérité à venir. Ils n’ont aucune raison de payer la dette des capitalistes. Face à cela ils auront besoin d’un programme de lutte, pour les unifier et défendre leurs intérêts de travailleurs.

Il faut interdire les licenciements. Aucun travailleur ne peut se permettre actuellement de perdre son emploi. Dans cette crise, c’est la descente, rapide, vers la misère. Nous devons préserver nos conditions d’existence. Même si les commandes baissent dans telle ou telle entreprise, le travail doit être réparti entre tous les bras disponibles, en prenant sur les profits actuels ou passés.

La deuxième nécessité pour les travailleurs est une augmentation générale des salaires et des pensions, et leur indexation sur la hausse des prix pour éviter de tout reperdre à cause de l’inflation.

Enfin, il faut supprimer le secret des affaires, afin que les travailleurs aient la possibilité d’exercer un contrôle sur les décisions et les comptes des entreprises et des banques, qui ont prouvé leur irresponsabilité en nous menant à la crise actuelle.

C’est ce programme de défense des intérêts vitaux des travailleurs que je porterai dans ces élections, et l’imposer reviendrait à contraindre par un rapport de force le parlement à voter ces lois."

Rémi Delatte, candidat UMP sur la 2ème circonscription de Côte-d'Or

Rémi Delatte
UMP

Né le 9 juin 1956
à Dijon (Côte-d'Or)

Exploitant agricole.

Maire sa Saint-Apollinaire,
Député sortant.

Suppléante : Anne Erschens.

1. Santé/Dépendance.
La circonscription - et plus particulièrement la ville de Saint-Apollinaire - a accueilli pendant cinq ans nombre de ministres et personnalités politiques qui ont visité le centre intergénérationnel, "modèle du genre en France". Annoncée en 2007 par Nicolas Sarkozy, la réforme de la dépendance n'a pourtant jamais vu le jour; Est-ce important pour vous de la rendre effective à travers un dispositif législatif ?

"Nicolas Sarkozy a engagé en 2011une grande concertation nationale sur la prise  en charge de la dépendance. Ainsi, de nombreuses et précieuses propositions ont été formulées après cinq mois de réflexion et d’échanges, 30 débats interdépartementaux et interrégionaux, plus de 80 heures de discussions, près de 12.000 participants, moult instances mobilisées et de précieuses contributions.

Certaines pistes ont d’ores et déjà trouvé une traduction concrète dans les lois de finances pour 2012 :

  • Création d’un plan d’aide à l’investissement pour les structures d’hébergement
  • Mise en place d’une expérimentation pour améliorer  la qualité de la prise en charge des résidents, 
  • Création d’un fonds de restructuration pour les services d’aide à domicile 
  • Mise en œuvre de parcours de soins intégrés permettant de mieux prévenir les risques de perte d’autonomie.

D’autres voies restent à être explorées. La prochaine mandature ne fera pas l’impasse sur ce sujet et devra légiférer.  La question du financement sera inévitablement au cœur des choix que le parlement aura à arbitrer."

2. Emploi/Société.
Dans les quartiers comme les Grésilles, à Dijon, le taux de chômage est élevé, la population stigmatisée. La notion de discrimination positive a-t-elle encore un sens tant dans les grandes écoles que dans les administrations ?

"La discrimination positive c’est l’échec même du système universel d’éducation de la République voulu par Jean Jaurès.

Face à cet état de fait, il ne faut pas réagir par dogmatisme. Il convient de :

  • Renforcer l’efficacité du système éducatif et de respecter ses composantes publiques et privées car l’une et l’autre répondentà des libertés de choix des familles.
  • Aider les enfants à trouver leur voie pour qu’ils se réalisent complètement tant au travers d’une formation technique, par alternance notamment, que d’enseignement général. 
  • Promouvoir les cursus intégrant des mesures gommant les inégalités sociales et culturelles.

Par contre, je suis opposé aux quotas de places réservées à des publics issus d’origines ethniques différentes comme semble le proposer un membre du gouvernement socialiste."

3. Justice.
L'un des deux premiers assesseurs citoyens de France habite Mirebeau-sur-Bèze. Nicolas Sarkozy a adressé un satisfecit concernant cette réforme, les magistrats restent plus circonspects. Si vous êtes élu(e), allez-vous infléchir la législation en matière de justice ?

"La Justice est rendue au nom du peuple français. Ilest donc légitime que le peuple contribue à rendre la justice. Nicolas Sarkozy a proposé d’expérimenter les jurys populaires. Il faut que l’expérimentation aille à son terme et que l’évaluation soit réalisée avec objectivité et sans dogmatisme. Les ressentis des jurés eux-mêmes devront tout naturellement être pris en compte. En  fonction de ceux-ci, un débat devra être organisé à l’Assemblée Nationale et au Sénat pour décider de la généralisation éventuelle de cette disposition populaire."

4. Politique/Immigration.
En 2008, l'Insee a recensé près de 5% d'étrangers dans la 2ème circonscription, ce qui fait d'elle la plus concernée par la question du vote des étrangers. Pensez-vous que la législation doit aller dans le sens d'une plus grande intégration des étrangers en situation régulière ou irrégulière ?

"Les flux migratoires doivent être régulés ; c’est une exigence indissociable d’une intégration réussie des publics accueillis. Qui pourrait imaginer que l’on reçoive sur notre territoire des étrangers sans pouvoir leur offrir un toit, un emploi ?"

5. Politique.
Quelle loi allez-vous porter durant votre mandat si vous êtes élu(e) à l'Assemblée nationale ?

"J’ai siégé durant 5 ans dans la commission des Affaires Sociales et j’aspire à retrouver cette commission après le 17 juin. Parmi  les textes que je soutiendrai, ou que je porterai personnellement, j’attache beaucoup d’importance à la loi sur la dépendance. Les modalités financières conditionneront la réussite de cette loi indispensable.

Pour ma part, je considère que la solidarité, fondement même de notre système de protection sociale, devra être le pilier du dispositif ; par contre il est vraisemblable que le recours assurantiel s’avère aussi nécessaire pour en garantir un financement pérenne et ambitieux."

Najate Haie, candidate du Front de gauche sur la 2ème circonscription de Côte-d'Or

Najate Haïe
Front de gauche

Née le 06 août 1976
à Dijon (Côte-d'Or)

Responsable de service
Structures de quartier de Dijon

Membre de l’équipe municipale
de Quetigny
Porte-parole de Solidarités 21e
Front de gauche

Suppléant : Jean-Luc Boulègue.

1. Santé/Dépendance.
La circonscription - et plus particulièrement la ville de Saint-Apollinaire - a accueilli pendant cinq ans nombre de ministres et personnalités politiques qui ont visité le centre intergénérationnel, "modèle du genre en France". Annoncée en 2007 par Nicolas Sarkozy, la réforme de la dépendance n'a pourtant jamais vu le jour; Est-ce important pour vous de la rendre effective à travers un dispositif législatif ?

"Je préfère parler de "perte d’autonomie" que de "dépendance", connotée négativement dans une logique comptable par l’UMP de M. Delatte. La perte d’autonomie concerne les enfants et les adultes handicapés tout autant que les personnes âgées. Dans tous les cas, la société se doit d’en pallier les inconvénients. Je n’accepte ni la pénurie de personnel d’accompagnement des enfants en situation de handicap dans les écoles, ni la faiblesse des ressources allouées aux handicapés adultes sur une base familiale et non individuelle.

Il faut aussi ne pas avoir connu une vie trop éprouvante pour bien vieillir en bonne santé. La contre-réforme des retraites, le niveau des pensions et les difficultés d’accès aux soins ont précarisé la situation de beaucoup de nos concitoyens. Je propose que pas une pension ne soit inférieure au Smic. Je me bats pour que les établissements privés qui accueillent des personnes âgées ne puissent plus verser de dividendes à leurs actionnaires. Je défends le droit à la retraite à 60 ans et à taux plein pour tous. Autant de mesures qui seraient la marque du changement.

Enfin, pour éviter à l’avenir de nouveaux drames sociaux, je propose que la construction d’établissements de prise en charge de la perte d’autonomie des plus âgés devienne une obligation des collectivités avec le concours financier de l’État. C’est évidemment toute autre chose qu’un village intergénérationnel qui ne saurait être l’arbre qui cache la forêt de la misère des plus fragiles."

2. Emploi/Société.
Dans les quartiers comme les Grésilles, à Dijon, le taux de chômage est élevé, la population stigmatisée. La notion de discrimination positive a-t-elle encore un sens tant dans les grandes écoles que dans les administrations ?

"Le chômage n’est pas une fatalité. Il résulte d’une politique d’austérité aussi injuste socialement qu’inefficace économiquement. La stigmatisation de certains quartiers n’en est que l’une des conséquences inacceptables. Le quartier des Grésilles où j’ai grandi a ainsi beaucoup changé ne serait-ce qu’au plan de l’habitat et de l’aménagement urbain.

Les effets d’annonce au nom d’une prétendue "discrimination positive" sont impropres à en venir à bout. Je lui oppose une refondation des politiques publiques au nom de l’égalité des droits notamment à une formation initiale de qualité pour tous à l’école, dans la cité et dans la société. Là encore et au-delà des indicateurs statistiques, l’UMP a beaucoup "cassé".

Le député sortant Delatte y a contribué en votant toutes les mesures antisociales de Sarkozy et Fillon. Je défends pour ma part une relance massive de l’activité pour faire reculer le chômage, reconstruire les services publics – école, santé, logement, transports - dans les quartiers comme dans les zones rurales au nom précisément de l’égalité. Il n’y a pas d’alternative si nous voulons sortir de l’impasse dans laquelle ils ont enfermé le pays et l’Europe. Je propose en particulier et dans un premier temps l’application des 35 heures à tous les secteurs d’activité, publics et privés, quelle que soit la taille des entreprises concernées, complétée par un strict contingentement des heures supplémentaires, soumises à cotisations sociales et fiscales."

3. Justice.
L'un des deux premiers assesseurs citoyens de France habite Mirebeau-sur-Bèze. Nicolas Sarkozy a adressé un satisfecit concernant cette réforme, les magistrats restent plus circonspects. Si vous êtes élu(e), allez-vous infléchir la législation en matière de justice ?

"La justice avant d’être une institution se doit d’être une réalité de terrain. Les obligés de Madame Bettencourt et des actionnaires du CAC 40 ont érigé avec Sarkozy l’injustice sociale au rang d’un principe de gouvernement. Ils ont réduit l’institution judiciaire au rôle d’un simple auxiliaire de leur politique au service des plus riches et au détriment de tous les autres.

Ils ont méprisé les décisions de justice avec des ministres restant en place malgré leur condamnation, parfois à répétition. Ils ont multiplié les lois de circonstance si bien que 40 % à peine des incriminations – motif de mise en examen – ont été utilisées. Ils ont manipulé les chiffres, ceux de la délinquance comme ceux de la criminalité ou de l’élucidation des affaires. Ils ont provoqué une explosion de la population carcérale... sans que la tranquillité publique n’y trouve son compte, bien sûr. Quant à l’expérimentation des jurés populaires qui ne seront jamais intégrés en correctionnelle, elle ne fut qu’un leurre parmi d’autres.

Il faut aujourd’hui renverser la tendance, garantir l’indépendance des magistrats et permettre que l’accès au droit de tous soit autre chose qu’un mot creux. Pour y parvenir, je propose de nouveaux droits au sein de l’entreprise comme dans la cité. Une société démocratique ne saurait en effet se satisfaire du non-partage des pouvoirs où tout procède de la volonté d’un seul, du Président de la République aux chefs d’entreprise dans les lieux de travail."

4. Politique/Immigration.
En 2008, l'Insee a recensé près de 5% d'étrangers dans la 2ème circonscription, ce qui fait d'elle la plus concernée par la question du vote des étrangers. Pensez-vous que la législation doit aller dans le sens d'une plus grande intégration des étrangers en situation régulière ou irrégulière ?

"L’immigration n’est pas un problème, ni en France, ni en Europe mais une chance pour l’ensemble de la société contrairement à ce que prétendent Madame Le Pen et l’UMP. Née Dijonnaise, je suis fille d’un ancien combattant d’origine marocaine à qui l’on a toujours dénié le droit de vote. Une obscure fonctionnaire de la préfecture m’a même proposé, l’année de mes 16 ans, de changer mon prénom de Najate en Nadège ou Nadine, sans doute plus présentable à ses yeux... C’est dire si cette dimension de l’égalité des droits me touche.

Alors, oui, je suis favorable à l’intégration comme à la laïcité, valeurs fondatrices du "vivre ensemble", qui passent notamment par le droit de vote pour toutes et tous, à toutes les élections. Sans égalité en effet, la société s’interdit de faire reculer les croyances et les pratiques obscurantistes parce que la laïcité n’est plus alors émancipatrice mais un prétexte à établir des barrières d’incompréhensions et de discriminations entre les citoyens. Je n’entends donc pas me satisfaire de ce que propose le PS qui "envisage", depuis plus de 30 ans, le droit de vote des immigrés aux seules élections locales et exclut leur éligibilité par exemple à des fonctions de maire ou de maire adjoint et à plus forte raison à celle de député."

5. Politique.
Quelle loi allez-vous porter durant votre mandat si vous êtes élu(e) à l'Assemblée nationale ?

"Je ne suis pas femme d’un seul combat car je place toujours l’intérêt général au premier rang de tous mes engagements, personnel, professionnel, politique. Ceux qui me connaissent savent à quel point j’attache d’importance à la relation de proximité. Elle ne saurait pourtant prévaloir sur l’intérêt général, ni ici, ni à l’Assemblée nationale. J’ai donc soumis aux électeurs de la seconde circonscription un programme en 15 points pour" un contrat d’objectifs" de la nouvelle majorité parlementaire de gauche. Il a été diffusé auprès des habitants des communes de la circonscription et publié sur mon blog. Il correspond à ce que je propose pour les habitants de la circonscription comme pour l’ensemble de nos concitoyens.

Mais puisque vous me posez une question plus personnelle, sachez que je m’attacherai, si les électeurs le décident, à ce que l’on ne permette plus à un parti comme l’UMP de mépriser les droits des femmes en ne présentant par exemple pour cette élection qu’une candidate sur quatre au plan national et même une sur cinq  en Côte-d’Or ! Une raison supplémentaire de renvoyer Messieurs Delatte, Depierre, Suguenot et Sauvadet..."

Pierre-Louis Monteiro, candidat du Centre pour la France (Modem) sur la 2ème circonscription de Côte-d'Or

Pierre-Louis Monteiro
Centre pour la France (Modem)

Né le 13 février 1988
à Dijon (Côte-d'Or)

Chargé de mission auprès
de François Bayrou.

Aucun mandat en cours.

Suppléante : Chantal Trouwborst.

1. Santé/Dépendance.
La circonscription - et plus particulièrement la ville de Saint-Apollinaire - a accueilli pendant cinq ans nombre de ministres et personnalités politiques qui ont visité le centre intergénérationnel, "modèle du genre en France". Annoncée en 2007 par Nicolas Sarkozy, la réforme de la dépendance n'a pourtant jamais vu le jour; Est-ce important pour vous de la rendre effective à travers un dispositif législatif ?

"La réforme de la dépendance et la prise en compte du 5ème risque sont des enjeux cruciaux pour les années à venir. Il s’agit là d’une grande préoccupation pour les Français. Une fois encore, les gouvernements UMP ont usé pendant 5 ans d’effets d’annonces sans pour autant ne rien changer concrètement. Élu député, je m’engage à ce qu’avant la fin de mon mandat, une réforme d’ampleur soit votée et mise en application. Je ne peux plus tolérer que nous laissions des familles dans des situations extrêmement compliquées, ayant à leur charge  des parents souffrants de difficultés pour se déplacer, s’alimenter et conserver une hygiène convenable. En effet, le recours à du personnel de soin restant très onéreux, certaines familles doivent se priver de cette aide."

2. Emploi/Société.
Dans les quartiers comme les Grésilles, à Dijon, le taux de chômage est élevé, la population stigmatisée. La notion de discrimination positive a-t-elle encore un sens tant dans les grandes écoles que dans les administrations ?

"Aujourd’hui, le taux de chômage est très élevé sur l’ensemble du territoire côte-d’orien, notamment dans les campagnes et les quartiers. En ce qui concerne plus particulièrement les quartiers comme les Grésilles, je constate que les personnes qui y vivent sont victimes de discrimination.

Pour autant, je reste opposé à l’idée d’une discrimination positive, hors cas exceptionnel dans le milieu scolaire, car cela reviendrait à accepter ces inégalités et discriminations au lieu de les combattre. Les personnes victimes du chômage, autant dans les quartiers que dans nos campagnes ne doivent pas être déconsidérées, mais bien accompagnées vers une formation adaptée pour assurer un retour vers l’emploi."

3. Justice.
L'un des deux premiers assesseurs citoyens de France habite Mirebeau-sur-Bèze. Nicolas Sarkozy a adressé un satisfecit concernant cette réforme, les magistrats restent plus circonspects. Si vous êtes élu(e), allez-vous infléchir la législation en matière de justice ?

"Je suis favorable à la présence d’assesseurs citoyens lors des procès. En effet, la justice, faute entre autres de moyens, a pris un certain nombre de décisions que peu de personnes ont compris. Je suis persuadé que la justice, rendue au nom des Français, ne pourra que bénéficier de cette présence accrue de citoyens dans le processus de jugement. Pour autant, je considère que le juge doit conserver un rôle prééminent. Lui seul peut être garant d’un procès équitable."

4. Politique/Immigration.
En 2008, l'Insee a recensé près de 5% d'étrangers dans la 2ème circonscription, ce qui fait d'elle la plus concernée par la question du vote des étrangers. Pensez-vous que la législation doit aller dans le sens d'une plus grande intégration des étrangers en situation régulière ou irrégulière ?

"5% d’étrangers dans la circonscription ne veut pas forcément dire qu’il y à 5% d’étrangers en situation irrégulière. Attention aux amalgames qui peuvent être lourds de conséquences et ranimer des relents extrémistes.

La question de l’immigration est une question de premier ordre, mais elle mérite d’être traitée de façon dépassionnée, en gardant toujours à l’esprit qu’il s’agit d’individus, le plus souvent désespérés, et qui ont fuit des violences et des conditions de vie indignes. Il faut cependant lutter sans relâche contre les réseaux mafieux qui organisent les trafics clandestins et en tirent des revenus astronomiques.

En ce qui concerne le droit de vote des étrangers, je considère que le droit de vote doit rester conditionné à l’obtention de la nationalité française, hormis lors des élections municipales et européennes pour les ressortissants de l’Union européenne."

5. Politique.
Quelle loi allez-vous porter durant votre mandat si vous êtes élu(e) à l'Assemblée nationale ?

"Défenseur assidu de la méritocratie à la française, je reste persuadé que l’École est le principal instrument de réduction des inégalités. Pour cela, il faut redonner à notre Éducation le rang qui était encore le sien il y a moins de 10 ans. Élu en juin prochain, je proposerai une loi visant à ce que chaque enseignant partant à la retraite partage sa dernière année avec un jeune enseignant en formation. Mieux formés, les enseignants dispenseront alors un enseignement de meilleure qualité. Cette mesure n’engagera aucun frais supplémentaire et aura cependant des effets concrets sur la formation des enseignants et la transmission du savoir à nos enfants."

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