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ven 03 sep 10
Entretien avec Laurent Grandguillaume sur le festival Kultur’Mix
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Lundi 9 novembre, Laurent Grandguillaume, adjoint au Maire de Dijon et Conseiller général de Côte-d'Or a présenté officiellement son dossier sur le festival Kultur’Mix. Bientôt, les jeunes Dijonnais auront la possibilité de réaliser des événements artistiques et sportifs tous les mois ; la Ville se chargera de financer les projets. Explications...
D’où est venue l’idée du festival "Kultur'Mix" ?
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"Lorsque j’ai été élu adjoint à la jeunesse en 2008, j’ai rencontré des associations et des professionnels dédiés à la jeunesse. De ces rencontres, il est ressorti plusieurs choses. Les jeunes sont vraiment en attente de pouvoir s’exprimer et qu’on leur fasse confiance. Ils veulent aussi qu’on les considère comme une ressource et non comme un problème. J’ai ressenti que des événements comme le festival "Kultur'Mix" était un réel besoin pour la jeunesse. Avant de proposer ce projet, différentes associations de jeunes ont été consultées, de même que les acteurs de la jeunesse et les élus.
Quel est son principe, comment et quand va-t-il fonctionner ?
Les associations de jeunes pourront réaliser des projets artistiques ou sportifs autour d’une thématique : l’environnement ou le cirque par exemple. Ces projets seront financés par la ville : un budget de 5 000 euros leur sera alloué. Ils auront lieu chaque premier vendredi du mois sur un total de dix mois. Pour chaque événement, un lieu sera gratuitement mis à la disposition des associations. A ce jour, nous avons reçu treize projets. Dix seront retenus. Les appels à projet auront lieu chaque année en octobre. La soirée de lancement du festival "Kultur’Mix" est prévue en janvier prochain à la Vapeur ; les associations présenteront leurs projets.
Quel est le but recherché ? Les avis sur ce festival ?
L’objectif du festival est de favoriser l’expression des jeunes, de leur faire confiance. Les associations trouvent que ce projet est une bonne chose. On va toucher des jeunes dans des associations qui vont à leur tour mobiliser d’autres jeunes dans leurs démarches. Ce que l’on souhaite, c’est que toutes les associations travaillent ensemble. Un groupe a été créé sur Facebook pour que les moins de 25 ans donnent leurs avis sur le festival.
Comment ferez-vous votre choix parmi tous les projets ?
Un comité de pilotage réunissant élus et partenaires se réunira. Le projet devra répondre à plusieurs critères : être mené en convention avec des structures de quartier (MJC, etc.), les membres de l’association devront être majoritairement jeunes, c'est-à -dire avoir de 16 à 25 ans. L’événement proposé devra aussi être gratuit et faire de la prévention. Ce sont des associations partenaires des projets qui devront s’occuper de la prévention. Elle abordera diverses thématiques : l’alcool, la drogue, etc. Les associations devront également respecter certaines règles en matière de laïcité par exemple.
Est-ce un projet novateur ?
En France, on trouve peu de manifestations de ce type. Seule la ville de Rennes propose « La Nuit des quatre jeudis » [ Rennes en partenariat avec le CRIJ Bretagne (Centre Régional Information Jeunesse) et les équipements de quartier aident à la mise en place par les jeunes d’activités ou d’animations]. Mais ce qui est unique à Dijon, c’est que les associations sont les porteuses de l’événement.
Justement, pensez-vous qu’il existe un réel problème de communication entre les jeunes et la société actuelle ?
Parfois, on sent effectivement un manque de compréhension. Les jeunes ont plein d’atouts or on ne leur fait pas assez confiance. Une étude montrait dernièrement que 70% des Français considèrent qu’ils sont individualistes. Ce n’est pas vrai : les jeunes sont engagés mais leur engagement prend d’autres formes que celui de leurs parents. Ils fonctionnent en réseau et non plus en structure pyramidales comme les anciennes générations. Les modes de fonctionnement sont efficaces. Grâce à Internet par exemple, beaucoup de monde est mobilisé pour un événement et ce, en peu de temps."
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1 commentaire
Derniers commentaires
Bravo Laurent. Oui, il existe un manque de compréhension entre les générations, et les jeunes sont souvent mal compris, mal écoutés et mal entendus. J'encourage vivement toute initiative visant à rendre plus cohérente notre société. Ca aussi, celà s'appelle "abattre des murs" Bravo à la ville de Dijon