Restaurant
Le Petit Roi de la Lune
Derrière ce nom plein de poésie se cache un restaurant à l'atmosphère conviviale, qui sait allier tradition et modernité. Tradition [...]
ven 12 mar 10
La mairie de Dijon veut remonter la moitié des fonds propres
Décidément, le dossier du Crédit Municipal de Dijon (CMD) est bien difficile à appréhender... Début novembre, une partie des 110 employés manifestaient contre le projet de la mairie de filialiser l'établissement bancaire. Quelques jours plus tard, la municipalité se justifiait en expliquant que l'agrément de fonctionnement du Crédit municipal de la ville serait retiré si rien n'était fait, arguant que la filialisation restait la seule option envisageable pour sauver l'établissement. Après une réunion organisée le 15 janvier 2010 avec le maire de Dijon, François Rebsamen, l'intersyndicale du CMD s'étonne de la manière dont la municipalité essaye de sauver le Crédit municipal dijonnais... en annonçant vouloir faire remonter 30 des 64 millions d'euros de fonds propres de l'établissement au bénéfice de l'action sociale de la ville. Interview de Jean-Philippe Beauvoir, représentant syndical de l'Unsa au CMD.
"Et bien elles ne sont pas très bonnes... François Rebsamen nous a effectivement reçus en nous rappelant que la situation du CMD était difficile et que si les déficits se succédaient, l'agrément de fonctionnement nous serait retiré (par la Commission des Finances). Il a également indiqué être toujours à la recherche d'un partenaire pour créer une filiale. C'est là qu'il nous a subitement parlé de la Caisse d'Épargne : l'établissement serait en effet en train d'étudier le dossier et rendra une réponse au plus tard le 30 mars 2010, juste après les élections régionales... En 1995, lorsque nous avions déjà failli être vendu, c'était également la Caisse d'Épargne qui s'était montrée intéressée. Mais ils avaient finalement renoncé à la transaction, au motif que nous étions trop cher... Bref, en tout cas nous n'avons pas vu un seul supposé partenaire venir nous auditer au CMD. En fait, on peut même se demander pourquoi on s'intéresserait à nous : le CMD, tant au niveau de son fonctionnement que de son personnel et de sa clientèle, est véritablement à part dans le paysage bancaire.
Jusqu'en 1992, les directeurs des Crédits municipaux étaient nommés par le ministre des Finances du gouvernement : ils étaient alors de vrais financiers. Ensuite, la loi s'est vue modifiée : les Crédit municipaux ont été placés sous l'entière responsabilité des maires où les sièges étaient implantés. Les maires se sont retrouvés banquiers, ce qui n'est bien sûr pas leur métier ! La plupart d'entre eux ont laissé mourir leur établissement : mauvaise gestion, fermeture, parfois même malversations financières... A Dijon, dans les mois qui ont suivi cette modification de loi, le directeur a changé. Michel Ferret a été limogé au motif qu'il avait une trop grande agressivité commerciale ! La mairie a alors placé quelqu'un à elle : Michel Janot. Humainement, ce dernier était une crème mais il exécutait ce qu'on lui demandait de faire. C'est avec lui que le maire de l'époque, Robert Poujade, a décidé de faire remonter la majeure partie des bénéfices du CMD au Centre Communal d'Action Sociale (CCAS) de Dijon. Depuis 2000 ou 2001, c'est l'ensemble de nos bénéfices qui vont au CCAS.
Cette action sociale politiquement définie, nous avons cessé de réaliser des économies. De cette manière, nous avons évité des investissements que nous aurions dû faire lors de tournants importants, dans le commercial et l'informatique notamment. En outre, il y a eu des erreurs de faîtes dans les ressources humaines : l'ancienne direction a en effet embauché des administratifs lorsque nous aurions eu besoin de commerciaux. Aujourd'hui, il n'y a que 10 ou 15% de commerciaux au CMD ; les chiffres devraient être inverses ! Objectivement, pour que le CMD redémarre, il faut impérativement investir dans l'informatique et avoir une politique commerciale efficace et cohérente. Cela passe par de la publicité : l'atout majeur du CMD est d'être un établissement public et social. Les gens en ont assez qu'on leur vende des packs de téléphonie mobile dans leurs banques. Tout le monde a l'impression de se faire avoir à cause d'agios faramineux, de frais de gestion de compte importants... C'est là que nous avons un créneau à jouer. Par ailleurs, il faudrait remotiver le personnel à relancer l'action commerciale. Pour mener toutes ces actions, nous pouvons imaginer que trois ou quatre millions d'euros seraient suffisants.
Plus pour très longtemps... François Rebsamen nous a en effet annoncé qu'il demanderait à faire remonter 30 des 64 millions d'euros de fonds propres du CMD dans le but de les utiliser pour l'action sociale de la mairie. Il a d'ores et déjà établi un calendrier dans ce sens : il lui faut d'abord obtenir l'avis et l'accord du Comité des établissements de crédits et des entreprises d'investissements (cellule de la Banque de France) sur la question. Ensuite, "l'information" sera évoquée lors du prochain conseil municipal début février. Enfin, la décision finale en reviendra au Conseil d'orientation et de surveillance (COS = autorité qui régit le fonctionnement du CMD) lors de la troisième semaine de février.
D'un côté, le maire nous annonce que les caisses des Crédits municipaux de Lyon et Bordeaux ont récemment pris contact avec notre directrice, Marion Joyeux, pour une coopération entre caisses notamment sur l’informatique, à laquelle il s'est dit favorable : voilà une nouvelle particulièrement positive. De l'autre côté, il y a cette ponction de 30 millions d'euros. Or sans cet argent, il n'y a plus d'investissements possibles. Cette fois, ça nous laisse vraiment l'impression que nous allons mourir. Car cette ponction met en péril directement et à très court terme le devenir de l'établissement.
15 commentaires
Derniers commentaires
Mais oui Catwoman, t'as raison ! Les méchants syndicalistes - les gentils socialistes... Non mais on croit rêver ! Le message est trop simpliste, non ? Demain, pour me refaire une virginité honorable, je vais prendre ma carte au PS... J'espère au moins que les mecs du parti ne sont pas là à cause de gens qui pensent comme vous : "Socialiste = honnête". S'ils lisent votre commentaire, ils vont être morts de rire (en sachant les saloperies qu'ils peuvent faire, pas plus mais pas moins que les autres)! Ils vont se dire : "c'est pas vrai que certains y croient encore".
Et sinon, l'expression "l'habit ne fait pas le moine", ça vous parle ? C'est pas possible ça au 21e siècle de raisonner encore comme ça... Ca me désole.
De toute façon, les syndicalistes de tout poil ne sont là que pour attiser le feu. Ils feraient mieux de laisser Mr REBSAMEN travailler. De tout façon, c'est un maire socialiste, ce n'est donc pas un "patron voyou" ! Ses méthodes ne sont heureusement pas les mêmes que celles de Mr Sarkozy. Laissez le tranquille.
Il n'est pas trop tard pour sauver cette banque solidaire des pauvres. La mairie veut de l'argent pour le CCAS, qui a besoin de toujours plus de fonds pour compenser l'extension de précarité depuis ... mai 2007.
Le CCAS pourrait être un peu plus sélectif dans les aides qu'il accorde, et la mairie pourrait trouver un complément quelque part (quitte à augmenter très légèrement les impôts locaux).
Le ton des propose de M. GILLOT est fort regrettable. Je vous rappelle Monsieur que vous avez étiez personnellement responsable du Crédit Municipal pendant 7 ans. Votre premier acte a été de déstabiliser le Directeur de l'époque pour "incompatibilité politique". Le COS que vous présidiez n'a jamais donné les moyens à l'établissement d'investir et de se développer. Vous n'avez cessé de décrier l'immobilisme de l'équipe municipale précédente mais au final vous avez fait perdurer la situation. Le personnel de l'établissement a fait avec les erreurs de casting que vous lui avez imposé avec parfois des conséquences financières considérables. Il n'est pas de bon ton de s'en prendre à des clients fidèles légitimement inquiets pour leur établissement bancaire, ces mêmes gens qui par leur fidélité font vivre le CCAS dans une municipalité qui se veut socialiste. Votre fidélité à votre mentor vous honore mais de grâce cessez votre logorhée verbale déplacée. Soyez vous aussi constructif. Comprenez l'inquiétude des familles qui n'ont pas les mêmes moyens d'existence que vous et qui au quotidien ont d'autres préoccupations de louer à genoux et la bouche béante les qualités d'un homme. Il est délicat parfois de faire confiance à quelqu'un qui ne sait jamais directement impliqué dans l'établissement dont il est responsable.
Petite info:Mr Guy Gillot n'est pas au conseil municipal de Dijon et encore moins adjoint aux finances.Pour moi le commentaire d'hier 19h24,ne respecte pas les conditions générales d'utilisation.
Une fois de plus, Mr Gillot -adjoint aux finances- de notre 'cher' Mr le Maire de Dijon, s'adresse à la 'populace' avec ce ton péremptoire, méprisant et cynique. Comme d'ailleurs la plupart des membres de l'équipe municipale en place. Cela devient intolérable ! Réveillez-vous dijonnais(es) ! Le droit de vote sert à exprimer son mécontentement, lorsque cela dérape. Cordialement
Chers internautes,
Merci de bien vouloir mesurer vos propos ; il serait dommage d'exposer l'intégralité de vos commentaires à la censure pour une injure malheureuse.
Nous avons choisi de publier vos commentaires puis de les contrôler a posteriori, car nous avons confiance en votre sens du respect les uns pour les autres.
Bien à vous.
Quel lèche-bottes ce Monsieur GILLOT. Il me fait bien vomir avec son Rebs'... A croire qu'ils sont "potes" tous les deux. Pas étonnant alors, que ce M.GILLOT vomisse des absurdités sur les syndicalistes (qu'il doit porter dans son coeur !!!) et renier le cauchemardesque avenir du Crédit Municipal de Dijon.
Bien à vous cher Monsieur !
Il est bien étrange que l'article posté au journal Le Bien Public par Mr MANGIONE ne soit pas publié.... Comme bien d'autres......
On se calme SVP…
M. GILLOT, pourquoi un tel ton ?
Pourquoi une telle agressivité envers un syndicaliste (M. Beauvoir) et contre nous mêmes « les Mangione », qualifiés d’illustres inconnus. Nous qui sommes nés à Dijon, ne savons même pas qui est M.Gillot… Mais peut importe, ceci est secondaire faute d’être illustres.
Par contre ce qui n’est pas secondaire, c’est que comme beaucoup de gens depuis des décennies nous utilisons le Crédit Municipal qui reçoit nos salaires, nos pensions de retraite, de même que beaucoup de membres de notre famille, ainsi que les petits comptes d’épargne de nombreuses personnes. Voilà tout simplement pourquoi nous sommes inquiets de savoir ce qui nous attend si nous restons usagers du CMD et inquiets de lire que le Maire de Dijon voudrait ponctionner 30 millions d’€uros sur les fonds propres du CMD. Le sort des personnels nous inquiète aussi.
Voilà pourquoi nous exigeons d’être informés, avant de faire le choix de rester au CMD ou pas et savoir pour qui nous allons voter aux régionales. Clients du CMD , citoyens, habitants Dijon et électeurs nous avons ce droit.
M. GILLOT aurait-il l’intention de nous empêcher de nous exprimer ?…
Comme « dit l’autre » quand on est à bout d’arguments on utilise l’anathème, serait-ce cela ?? M. GILLOT ?
Quant à nous : le débat démocratique, serein et républicain nous est agréable et y sommes prêts, n’en déplaise à ce monsieur.
Et oui Mr Beauvoir on détruit votre outil de travail et on vous pique vos sous (juste 30 millions pour commencer).
Mais surtout Mr Beauvoir faites lui confiance....
Voila les MANGIONE ( qui c est ??? ) qui exigent et en plus de la part de Mr le MAIRE ...Et pour ça ces illustres inconnus se rèfèrent à ...1822 ... Voila cher BEAUVOIR à quoi aboutit un titre idiot de DIJONSCOPE qui nous avait habituè à mieux ...N oubliez jamais cher BEAUVOIR combien vous aviez excèllè en prime time à la TV Nationale en dèfendant le pret sur gages à l èpoque ou on battait le CM de PARIS ... C etait autre chose que nos petits internet dijo-dijonnais ... Mais à l èpoque je le rèpète vos faisiez confiance au MAIRE
Un établissement financier pour aider le social qui fait des bénéfices et dispose d'une trésorerie confortable....surprenant....,
Mettons de vrais démocrates pour gèrer sereinement les affaires publiques et mettons des règles de contrôles stricts.
CREDIT MUNICIPAL DE DIJON
POURQUOI CE SILENCE ?
Clients du Crédit Municipal depuis plus de 37 ans, nous avons suivi dans le « Bien Public » l’action des personnels, nous avons signé leur pétition refusant « la filialisation », qui ne serait en réalité qu’une privatisation de cet établissement public communal, social et solidaire depuis 1822.
Depuis, silence ! S’ajoute en plus, qu’en tant que clients et usagers de cet établissement, aucune information sur la situation ne nous a jamais été fournie. Par ouï-dire nous apprenons que la direction a déjà fait pression sur des personnels pour qu’ils fassent leur mutation.
Que veut dire cela ? Est-ce que la majorité municipale attend le lendemain des élections régionales pour vendre le CMD aux appétits financiers privés et dans quel but réel ?
Quand on sait l’énorme responsabilité des banquiers privés dans la crise économique qui frappe de plein fouet les gens modestes, salariés, chômeurs et retraités, on peut craindre le pire.
Ce manque de transparence et ce silence sont intolérables de la part des décideurs publics du Crédit Municipal.
C’est donc en tant que clients, usagers, citoyens et électeurs que nous exigeons que Monsieur le Maire, Président du Crédit Municipal de Dijon nous informe sur la situation et les projets concernant cet établissement, sans attendre le lendemain des élections régionales.
Dans l’immédiat nous engageons l’ensemble des clients et usagers à se doter d’urgence d’une association pour se faire entendre et obtenir dans les meilleurs délais qu’une délégation soit reçue par le Président et le directeur du CMD.
Pour toute information sur la création de cette association, contactez : M. ou Mme MANGIONE Daniel au : ***** (information supprimée par dijOnscOpe, les données personnelles ne pouvant être inscrites dans les commentaires) ou par courriel : daniel.mangione@organge.fr
Dijon, le 24 janvier 2010
PS : ce texte a été adressé au « Bien Public » le 24/01/2010 pour publication
Il sera distribué à l’entrée du Crédit Municipal dans les jours qui viennent.
Allez cher ami Beauvoir un peu de courage et surtout
confiance en Rebsamen ( et Maglica ) : Rappelez-vous comme on s entendait bien sur l avenir du C M cad
sur le commercial et sur la communication et aussi sur le respect du personnnel .... avant que des ideologues
( certains soi disants syndicalistes et aussi certains élus incompétents ) soient malheureusement entendus : Cette triste époque est heureusement terminée !
Et la conjoncture va nous aider : Le CM est la seule
vraie Banque Sociale et Solidaire !!! Et vous vous doutez bien que ça n a échappe a Rebs !!! Comme sa priorité plus que les seuls résultats financiers c est et vous le savez le cote humain de l affaire : Faites lui confiance .... comme
vous me faisiez l honneur de le faire avec moi .G Gillot